Coucher soleil Cyclades
Voyage et apprentissage

De vraies vacances dans les Cyclades… ou presque!

Ces deux semaines en Grèce, dans les Cyclades, auront pour le moins été riches en enseignements et en rebondissements! C’était à prévoir : d’abord, j’avais organisé ça sans en avoir le temps (ce qui n’est jamais une bonne idée) et ensuite, j’avais essayé d’organisé ça pour que ça me convienne et que ça convienne à mon frère aussi… En sachant que c’est la première fois qu’il allait prendre l’avion et qu’il m’avait dit “fais comme tu le sens”. OK. C’est parti pour de l’impro organisée alors!

Le voyage

Au départ, on est tous les deux excités : déjà on part ensemble, ensuite on part tout court, enfin on va en Grèce! Soleil, mer, culture, nourriture : tout un programme! En effet, pour tous les deux, ce sont les premières vraies vacances depuis bien trop longtemps. Et, si je compte les fois où je suis partie plus de quatre jours, ça fait 3 ans. Et je n’allais pas chercher la chaleur en allant en Irlande!

Athènes

Bref, notre premier jour à Athènes nous amène son lot de découvertes. Et, je dois dire que nous n’avons pas été convaincu, ni l’un, ni l’autre. Mais rendons à César ce qui doit être à Polybe (bah oui, on est en Grèce) : l’Acropole vaut le détour. Quant aux Agoras… Si vous passez devant la Romaine, le tour sera vite fait! Par contre, la Grecque est tout bonnement magnifique! J’ai évidemment beaucoup aimé le temple d’Ephaïstos mais également tout ce lieu empli de calme et de verdure. Et puis, c’est ce jour-là que je suis tombée amoureuse d’une salade. Une salade grecque, une vraie, avec des vrais produits de là-bas, c’est à tomber par terre!

Athènes
Lorsqu’on se perd dans les petites rues d’Athènes, c’est beau et calme!

Le lendemain matin, on galère pour trouver l’endroit où prendre nos tickets de bateau pour le lendemain. Et quand je dis “galère”, c’en est une vraie gréco-romaine! (Oui, je continue avec mes jeux de mots!) Bref, si vous voulez être touriste à Athènes, soit vous prévoyez tout à l’avance, soit vous ne vous éloignez pas des sentiers battus, on vous enverra balader (plus d’une fois). Le côté positif, c’est que ça nous aura fait découvrir le Pireaus.

Pour se détendre (et se rafraîchir), direction le musée de l’Acropole. Non seulement, il est bien mais en plus, il n’est pas cher (d’ailleurs, pour les étudiants, presque tout est gratuit). On se dirige ensuite vers la librairie d’Alexandre mais elle est fermée. Tant pis, la place à côté valait le détour!

Kythnos

C’est parti pour notre premier trajet en ferry! Il n’y a pas à dire, c’est imposant… et polluant. L’air est irrespirable à certains endroits. Mais pas grave, on arrive à Merichas, sur Kythnos. Je pense que je me souviendrai toujours du premier repas qu’on a mangé là-bas. Tous les produits sont locaux, la plupart fait par la maison et c’est notre premier slouvaki.

L’après-midi, nouvelle galère pour les prochains tickets de bateau. On modifie, on décale et, en même temps, on explose le compte en banque. Pour faire retomber les émotions, rien de mieux que de pouvoir profiter du calme et du soleil. Cette île promet de belles découvertes.

Tout est réglé le lendemain matin pour nos tickets. On va enfin pouvoir se sortir ça de la tête! Du coup, le reste de la journée, c’est repos, lecture et plage… Ce qui contraste avec le jour suivant : c’est parti pour aller visiter Driopida. Ce village est tout mignon et j’en profite pour cramer. Il y avait longtemps tiens!

Kythnos, Cyclades
La vue de “chez nous” en fin de journée

Ensuite, direction Kythnos (ou Chora). Enfin, c’est le plan. Sauf que Google n’est pas d’accord avec lui-même. OK, c’est bon! Finalement, des gens nous prennent en voiture pour les dix dernières minutes. Il n’y a pas à dire, on est claqué! Les gens sont cool : une Allemande et deux Grecs qui suivent une autre voiture remplie de leurs amis! Une fois à destination, on est un peu déçu. Les paysages sur le chemin étaient plus intéressants. Pas grave, on les a vu et on découvre une nouvelle boissons : gazoza (jus de citron vert, eau, glaçons et feuilles de menthe).

Pour le retour, on rentre dans un hôtel pour demander un taxi. L’énergie n’est plus là. Autant dire qu’on finit en lavette sur la plage près de Martinakia. La soirée est également riche en émotion : mon frère découvre une jolie blatte dans la chambre. Autant vous dire que le lendemain se résumera à repos et plage!

Sifnos

On bouge! Nous voici à Sifnos! Du port de Kamares, on va directement à Cheronisos. L’endroit est magnifique. Tout à fait techniquement, il n’y a rien à voir dans ce petit port : une plage, deux restos, un café, un mini “supermarché” et des maisons d’hôtes. Et pourtant, photographiquement parlant, je me suis éclatée. (L’un des résultats est d’ailleurs la photo en bannière de ce blog.) Bref, c’est encore du repos mais déguisé pendant que mon frère se repose pour de bon.

Sifnos, Cyclades
Ce petit port qui m’a servi de terrain de jeu

Le lendemain, on visite le monastère d’Agios Georgios à la pointe Kofto. La vue est belle. On va ensuite visiter Apollonia. C’est assez touristique, ça parle français partout, mais c’est assez sympa. Puis retour à Cheronisos. Il n’y a pas à dire, j’aime être dans l’eau!

Milos

Allez, c’est reparti! On arrive à Adamantas sur Milos. Cette île sera synonyme de repos complet : repos à Adamantas ce jour-là et à Pollonia le lendemain.

Milos, Cyclades
Que seraient les îles de la Méditerranée sans palmier ?

Mykonos

Ensuite, direction Mykonos. Oui, on aura fait de l’île la moins touristique à la plus touristique. On a pris le taxi pour arriver à notre destination étant donné que le bus n’est jamais passé. Mais ça en valait la peine : le chauffeur était hyper sympa. Il nous a d’ailleurs expliqué pourquoi l’organisation n’existait pas là-bas : il n’y a pas de nom de rue ni de numéro de maison. Nous avons donc eu le droit au point de vue de trois métiers : postier = job de rêve (une boite centralisée, les gens se déplacent), policier = job de merde (demandent aux taxis où habite telle ou telle personne) et taxi = le pire des jobs depuis que airBnB. Intéressant.

Mykonos, Cyclades
En repartant de notre dernière plage

Le lendemain, on va visiter Délos. Une véritable île-monument-site historique! Pendant l’après-midi, on va voir la “petite Venise” (qui a pour seul point de comparaison avec la vraie des bâtiments construits limite sur l’eau) puis la montagne aux Moulins.

Ensuite direction une plage un peu cachée pour éviter la foule de touristes… et en même temps je dis au revoir à l’une de mes fidèles tong hawaïenne. Mon petit cœur se brise en même temps qu’elle. En plus, c’était son dernier vrai jour de boulot là-bas, on n’aura plus le temps d’aller à la plage après! Tant pis.

Délos

C’est donc le jour suivant que l’on retourne à Athènes. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot! Le jour précédent, sur Délos, nous n’étions pas monté jusqu’au dessus (mon frère avait trop chaud et était trop fatigué). Mais j’avais tout de même envie de voir cette vue sur toutes les Cyclades! Après tout, Délos, c’est le centre… Donc j’y retourne au matin, c’est décidé!

Délos, Cyclades
Des fois, les panneaux peuvent nous en apprendre beaucoup

Vu que j’y vais tôt et que j’ai déjà vu le reste (qui est juste incroyable), je suis seule pour monter. C’est donc surprise que je rencontre un monsieur et son fils en haut. Ils sont de la région et, chaque année, ils grimpent là-haut. Le monsieur me propose de me prendre en photo. Sur le moment, j’accepte plus pour lui faire plaisir qu’autre chose. Autant j’aime en faire, autant je ne suis pas trop pour être dessus. Pourtant, je peux le remercier : il s’agit de la photo que vous voyez à droite dans la section “Qui suis-je”. Ensuite ils repartent et je me retrouve seule pour profiter de la vue. C’est magnifique. Je suis vraiment heureuse d’être montée. Et il faut dire que c’est beaucoup plus simple au matin : il fait moins chaud!

Mais il va être temps de repartir. Je redescends donc, croise une famille essoufflée, me perds encore un peu dans les ruines et profite un peu du soleil puis de l’ombre en attendant le bateau vers Mykonos.

Athènes

Puis je rejoins mon frère et c’est retour à Athènes. Cette fois, on dort chez un gars super sympa avec qui on passe la soirée. On regarde en même temps un festival de musique mélangeant jazz et musique traditionnelle des Balkans, c’est super cool!

L’aéroport

Le lendemain matin on traîne un peu avec notre hôte, on papote avec les deux nouvelles venues puis direction l’aéroport… Et si on croyait avoir eu toutes les galères grecques, on se trompait. Alors que notre vol est prévu à 15h45, on nous annonce 3h30 de retard. Puis une de plus. Et, 5h plus tard, on nous apprend que le vol est annulé. OK.

La raison ? Le premier retard était dû à un problème technique et le deuxième dû au fait que notre avion “de remplacement” a atterri en Crête à cause des feux de forêt qui venaient de commencer au nord d’Athènes. Bon, ça c’est la version officielle pour ne pas nous rembourser car “incident naturel”. La vraie raison c’est que c’était encore Ryanair et que notre premier pilote a fait grève et que le personnel du deuxième a fait grève aussi. (Oui, je suis parvenue à en faire les frais une seconde fois, comme à Venise.)

Pirée, Athènes
Oui, pour l’aéroport, je vous montre le Pirée

Toujours est-il que quelques galères et “démerdez-vous tout seul” plus tard, une nuit de plus passée dans un aéroport (une première pour mon frère qui fait son premier retour en avion, un record!) et une fatigue accumulée assez bizarre pour un retour de vraies vacances, on a une solution. Un peu après 1h du matin, on est parvenu à avoir des billets retour. À 5h, départ pour Belgrade puis connexion vers Bruxelles.

Il n’y a pas à dire, soit je n’organise plus rien à l’avance, soit j’organise tout à l’avance mais l’impro organisée, c’est fini!

Ce que ça m’a apporté

Les îles

Vous devez connaître mon amour pour les îles. Ce n’est pas pour rien que, pour avoir un aperçu de la Grèce, j’ai choisi de faire le tour des Cyclades. Et pourtant, toutes ces îles aperçues sur les bateaux donnent l’impression d’être des immenses cailloux morts avec quelques maisons blanches regroupées dessus. J’étais assez mal à l’aise en les regardant de loin. Je sentais le combat perpétuel de la vie pour continuer à exister. Le climat est assez dur et on a un sentiment d’écrasement par le soleil et la chaleur.

J’aime les îles et j’aime la chaleur. Mais je préfère de loin les îles vertes, plus propice à la vie, qui n’essaie pas de vous assommer en vous asséchant. Hawaï était parfait, la Corse était chaude mais supportable, l’Irlande était froide. Mais toutes ces îles étaient vertes. Même Big Island était plus verte alors que le volcan en activité rendait la terre aride et noire.

Bref, c’était une belle découverte et j’y ai vu de très jolies choses et de très beau paysages. Mais ça m’a permis d’affiner mes préférences. (Oh et puis, je dirais que mon ordre de préférence des îles des Cyclades va dans le même ordre que celui qu’on a fait pour les visiter.)

La nourriture

Si je dois penser à de la nourriture en voyage, c’est aux Cyclades que je pense! Non seulement parce que je ne pense pas avoir autant mangé autre part mais en plus parce que c’était une explosion de saveurs à chaque découverte! J’aurais pu faire l’article entier rien qu’en parlant de tout ce que j’y ai mangé… J’en ai d’ailleurs parlé dans mon livre en bonus. Je vais donc me contenir et m’arrêter maintenant.

Les compromis

Mon frère et moi avons des tempéraments différents. Si l’un dit pile, l’autre dira face. Ce voyage a donc été la preuve d’un bon compromis : je pense que nous sommes tous les deux rentrés à la fois content et frustré de ce voyage. Et le test a démontré ce que l’on savait déjà : nous ne repartirons plus ensemble pour un voyage de ce type, nos attentes sont trop différentes. La prochaine fois, ce sera une destination fixe, promis!

Un Américain

Notre premier soir à Athènes… C’était la coupe du monde et le match Belgique-France passait à la télé là où on avait été manger. Un Américain était seul à la table à côté et il a commencé à me parler à la mi-temps. Son discours était juste merveilleux. Déjà, imaginez le stéréotype de l’américain obèse (mais assez fit pour les standards des US) qui vit à Athènes depuis des années mais qui se présente encore et toujours comme Américain et fier de l’être.

Pourquoi est-ce que je vous parle de lui ? Il est parvenu à me parler de la 3ème guerre mondiale (comme quoi il faudra fuir Paris mais que Athènes sera safe et puis, la Belgique, on s’en fout, c’est trop petit). Bah oui, c’est bien connu, à Paris, il y a beaucoup de communistes et de djihadistes, donc ça va exploser.

Et puis, un match de foot, ce n’est que de la politique. Oh, et vous saviez que les scientifiques avaient apportés la preuve que l’ADN était une création de Dieu ? Quoi, tu es en doc’ ? Ne cherche pas trop, tout est déjà connu et on attend juste le bon moment pour sortir une tête pour un prix Nobel, tu ferais mieux d’aller enfanter. Mais il faut faire attention, il y a des aliens parmi nous qui font des expériences. Star Trek, c’est la réalité!

Je vous passe les détails mais j’ai passé une soirée très divertissante qui restera gravée dans ma mémoire. En tout cas, c’est la preuve qu’on peut parler avec écouter tout le monde.

Les chats et les moustiques

Il y avait des chats partout! (L’un d’entre eux est d’ailleurs sur mon article de défi.) Détail peut-être drôle mais, malgré ça, ils restaient moins nombreux que les moustiques. J’ai été bouffée dès le premier jour et, croyez moi, ça m’a rendue folle à plus d’un moment.

Ça a peut-être impacté mon impression générale sur les îles d’ailleurs. Encore aujourd’hui, presque deux ans plus tard, je peux vous décrire cette sensation. Atroce. (Petit détail, je fais de jolies allergies à ces bestioles et je n’étais pas capable de compter les piqûres ne serait-ce que sur une jambe.)

Bref, il faut que j’apprenne à ne plus oublier cette crème pour les piqûres, ça m’évitera d’en racheter dans chaque pays que je visite!

Mais n’oubliez pas : rêvez, voyagez et soyez vous-même!

À bientôt

Amandine

PS : Avez-vous déjà parlé avec quelqu’un qui avait des convictions à l’opposé des vôtres ?

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6 commentaires

  • Christophe SIMOND

    Salut Amandine,
    J’adore la façon que tu présentes tes articles. J’aime beaucoup te lire cela m’amène beaucoup de plaisir et j’adore tes touches d’humour.
    J’ai aussi lu ton livre bonus : Rendre sa vie plus belle grâce au voyage. que j’ai apprécier.
    Alors je te souhaite plein succès pour ce blog.
    Salutations
    Christophe

    • Amandine Bertrand

      Salut Christophe!
      Je suis vraiment contente que mon livre t’ait plu! Et pour mes touches d’humour… On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, n’est-ce pas? 😀
      En tout cas, merci!
      À bientôt

  • Dédé

    Oh boy ta rencontre avec l’Américain m’a tellement fait rire ! (de manière un peu crispée mais rire quand même !)

    Et sinon tes histoires de nourriture me donnent teeeeeeellement envie !!! ♥

    Comme j’ai tendance à accepter de partir en voyage avec la première personne qui propose, je me suis déjà retrouvée dans une situation où au final, on ne voulait pas du tout faire les mêmes choses, ni même n’avions les mêmes idées sur le voyage. Sur un road-trip de 15 jours ça peut vite devenir embêtant, même s’il y a aussi de très bons moments ! Comme toujours, je crois que la communication est la clé, et aussi d’accepter que, même ensemble, on peut passer quelques heures séparés si l’autre ne veut pas faire comme soi. L’important c’est de ne pas se forcer ! Mais je vois où ça peut faire débat : certaines personnes diront sûrement que, justement, se forcer à faire quelque chose pour l’autre est une vraie preuve d’amitié/amour/etc.

    En tout cas, on ne se sait jamais vraiment à quoi ressemble l’autre quand il.elle voyage avant d’avoir voyagé avec lui.elle ! Donc autant essayer 😉

    • Amandine Bertrand

      Aha, franchement, pour un voyage culinaire, vas en Grèce! 😀
      Oui c’est vrai. Sans communication, c’est juste impossible! Et accepter de faire des choses chacun de son côté aussi, d’ailleurs. Mais oui, comme ça on a essayé ^^
      Ce road-trip, c’est quand tu étais au Canada non ?

      • Dédé

        Non, Écosse 😉
        J’en garde à la fois des souvenirs fabuleux et pas mal frustrants, car l’amie avec qui j’étais partie n’avait pas la même notion que moi de “l’aventure”, mais on a chacune beaucoup aimé notre voyage. Quand on s’est quittées c’était quand même super triste!
        (aussi sans doute car je ne savais quand je la reverrai, car elle vit en Chine… et d’ailleurs on n’a pas eu l’occasion de se revoir depuis… hum….)
        Mais je suppose aussi que ce qui peut avoir grande influence est la relation de base des gens avec qui tu pars : amis de longue date ? famille ? Le communication en est plus ou moins facilitée !

        • Amandine Bertrand

          Ah oui juste! ^^’
          C’est vrai que la relation qu’on a avec la personne avant le voyage impacte la communication… Et, en même temps, ça peut parfois être plus facile lorsqu’on part avec un inconnu (ou presque). La personnalité de chacun joue aussi 🙂

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