Panuluu sur Big Island

Big Island, une île plus sèche et plus humide

Aujourd’hui, direction Big Island, la plus grande île de Hawaï. Comme pour Maui, j’y suis partie 3 jours mais cette fois ce n’était pas organisé par l’école. Le voyage était prévu le week-end après mon départ. Avec quelques autres dans le même cas que moi, nous n’avons pas voulu manquer l’occasion de visiter l’île au volcan le plus actif au monde. À nous de nous démerder!

Le voyage

Lors de l’atterrissage, deux choses évidentes nous ont sautées aux yeux : tout d’abord, nous étions bien sur l’île où le volcan était actif et ensuite, nous étions sur une île beaucoup plus grande que Oahu. Les paysages plus secs, moins verts, plus rocailleux, plus noirs ainsi que l’air avec une senteur bien particulière nous rappelait constamment la présence du Kílauea. Mais la route est longues jusqu’aux volcans, du coup, des étapes s’imposent!

La première chose à faire a, évidemment, été de plonger dans l’eau. À quelle plage s’est-on arrêtée ? Ma mémoire me fait défaut mais il s’agissait certainement de la baie de Kealakekua. Cette baie est le premier endroit où le capitaine Cook à débarqué à Hawaï. Pour la petite anecdote, son premier timing était bon : il est arrivé à un moment d’une cérémonie en hommage au dieu Lono et a été pris pour sa réincarnation. Le suivant, par contre, était plutôt mauvais car c’est là qu’il a perdu la vie.

Ensuite, direction un lieu sacré dans la tradition hawaïenne : Pu’uhonua o Honaunau. Ce lieu de refuge pour les hawaïens semblait toujours emprunt de la ferveur des temps passés. Peut-être était-ce à cause des protecteurs Kii, toujours présents pour faire le guet ?

Protecteurs Kii sur Big Island
Protecteurs Kii

Un peu de détente nous attendait après : direction Panulu’u beach avec ses plages de sable fin noir et ses tortues se reposant au soleil… Enfin, quand il est là. Le ciel avait décidé de se couvrir et c’est sous la pluie que nous avons été à notre étape suivante.

Le parc national des volcans d’Hawaï. C’était à la fois impressionnant et décevant : impressionnant de voir cette lave à moitié solidifiée bouger doucement, décevant car la pluie nous a empêché de réellement bien voir les volcans en activité. Dommage. Ce qui peut paraître contre-intuitif aussi, c’est que c’est au niveau de ces cratères remplis de lave que j’ai eu froid pour la deuxième et dernière fois à Hawaï. Après tout, la pluie, le vent, l’altitude (environs 1200 mètres), l’espace dégagé et mes vêtements non adaptés étaient autant de facteur pour que ça arrive.

Le lendemain, nous avons été dans des endroits un peu plus vert. Big Island étant, comme son nom l’indique, une île assez grande, il est vraiment possible d’y avoir différents types de végétation et de climat. Ainsi, première étape, Akaka Falls. Cette forêt dense ne permettait pas de prévoir cette immense cascade apparaître entre les feuillages. Mais, outre cette chute d’eau, la végétation regorge de surprises.

Ensuite, retour vers l’océan à Laupahoehoe. Le contraste entre le bleu de l’eau et le noir des rochers ainsi que le bruit des vagues se fracassant dessus est resté gravé dans ma mémoire. Cet endroit respirait à la fois la paix et les mystères des événements passés.

Laupahoehoe sur Big Island
Contraste de couleurs à Laupahoehoe

Mais il est temps de revoir des horizons plus traditionnel : direction la Waipio Valley avec son petit village et sa plage entourée de verdure puis retour vers Onomea Bay puis les Rainbow Falls. Ces cascades avaient quelque chose de particulier sans que je puisse définir ce que c’était. Le fait d’être au sommet et de regarder en bas peut-être ?

Les deux dernières étapes de la journée ne sont pas restées dans mes souvenirs à travers leur nom mais à travers les images imprimées dans mon cerveau. La première, un bord de mer très calme où des arbres morts, très blancs, trônaient au milieu de l’eau. La deuxième, la ligne de lave en fusion à l’horizon scintillant dans la nuit.

Pour notre dernier jour sur Big Island, nous avons été visiter les ruines d’un village hawaïen vieux de 600 ans au Lapakahi State. La vue s’étendait sur de telles distances qu’on ne pouvait s’y tromper : on était bien sur Big Island. Ensuite, direction les plages avant de finir à Kailua-Kona. Cette ville est notamment connue pour l’Ironman World Championship triathlon qui y est organisé chaque année. Mais sous la pluie, c’est toujours moins drôle.

Vue depuis Lapakahi State sur Big Island
Vue depuis Lapakahi State

Ce que ça m’a apporté

Température

Globalement, à cause du mauvais temps, j’ai eu moins chaud sur Big Island que sur les autres îles. Et j’ai même eu froid. Ça m’a confirmé ce que j’avais déjà deviné depuis longtemps : je ne suis pas faite pour le froid! (Oui, c’est une belge qui a appris ça à Hawaï. Tout est logique.)

Volcans

Je préfère les anciens volcans aux présents. Non pas à cause du danger qu’ils peuvent représenter. C’était justement quelque chose qui m’attirait sur Big Island : aller voir la lave. Mais c’est plutôt dû à la végétation et aux paysages qui en découlent. Sur les îles où les volcans sont éteints, les paysages sont plus verts, plus touffus, plus accueillants. Sur Big Island, il s’agissait plutôt de paysages rocailleux, noirs, peu chaleureux et l’air y était plus sec, malgré la pluie. Maintenant, ne vous y trompez pas : j’ai aimé cette île et je vous la recommande! Après tout, il y a pleins de choses à voir là-bas que vous ne pouvez trouver nulle part ailleurs.

Type de voyage

Malgré toutes les belles choses que j’ai visitées sur cette île, je l’ai largement moins aimée que les autres. C’est certainement un peu dû aux paysages plus rocailleux et au mauvais temps mais je pense que c’est surtout dû au fait qu’on a fait trop de choses. Nous étions toujours sur la route pour aller visiter le point de vue suivant et je pense que j’ai moins pu m’imprégner de chaque endroit visité. Big Island est une île assez grande. On a voulu tout voir en trois jours alors que, sur Oahu, en quatre mois je n’ai pas su tout voir. Des fois, il vaut mieux faire des choix et profiter de ce que l’on visite plutôt que de courir au point suivant.

N’oubliez pas de voyager.

À bientôt,

Amandine

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