Bermeo
Voyage et apprentissage

Un week-end à Bermeo

Une fois de plus, me revoilà partie vers le nord de l’Espagne. Et, cette fois encore, c’est pour rejoindre ma meilleure amie qui fait son mémoire là-bas. Je vous emmène donc pour un week-end à Bermeo, encore plus loin sur la côte que Plentzia et Gorliz. Au programme : détente, soleil et amitié!

Le voyage

Cette fois, je vais éviter les péripéties du trajet. Étant donné que je ne suis là que du vendredi après-midi au lundi midi, autant en profiter réellement! Et puis, pour la première fois, je voyage en ayant un salaire. Il n’y a pas à dire, c’est le luxe! Je ne prends pas de compagnie low cost et j’ai un vol direct Bruxelles-Bilbao. (En sachant que, du coup, j’ai un train qui m’amène directement à l’aéroport de Bruxelles.) Après, ce n’est, aussi, qu’un seul train qui fait la liaison jusque Bermeo.

Même si j’aime beaucoup les péripéties et que c’est très enrichissant, faire un voyage calme comme ça, ça permet de se reposer et se détendre. Et, étant donné que nous somme fin juin 2018, ça signifie aussi que ça fait presque un an que je travaille non stop. J’en ai donc besoin!

Bref, me voilà à Bermeo, j’ai rejoint MC! Elle vit dans un appart un peu reculé mais, du coup, assez calme. Il fait bon, il y a du soleil, on est ensemble. C’est donc un moment de pure détente! C’est comique comme chaque voyage que j’aurai fait pour la retrouver durant son master aura été similaire et différent à la fois. L’atmosphère à Bordeaux ainsi que celle plus proche de Bilbao étaient chacune particulière.

Place de Guernica
Guernica

On profite donc de ce week-end qui est à la fois tranquille et bien rempli. Après tout, on se balade le long de l’eau et dans Bermeo. On va visiter Guernica ainsi que son musée. L’histoire de ce village est, évidemment, devenue célèbre grâce au tableau de Picasso. Et, le dimanche, on va à un endroit que je rêvais de voir de mes yeux (grâce à un fond d’écran par défaut que beaucoup d’ordinateurs ont) : Gaztelugatxe.

Alors qu’on s’y rend en train, on se rend compte qu’on est entourées de personnes qui ont un foulard blanc et bleu. Une fois sur place, on se rend vite compte que le site est rempli. MC est surprise car ce n’est pas la première fois qu’elle y vient et, souvent, l’endroit est à peu près vide. Un petit renseignement plus tard et, effectivement, je suis venue par le plus grand des hasards un jour spécial : on est le 24 juin, jour où les Berméens fêtent Saint Jean-Baptiste. Ajoutez à ça que, cette année-là, ce jour tombe un dimanche et qu’il fait beau et vous avez une foule de gens à faire l’aller-retour sur l’île et dans l’ermitage.

Tant pis pour la tranquillité! Mais ça donne une ambiance assez intéressante. Entre les familles, les sportifs, les personnes âgées et les curieux, il y a de quoi observer tout un panel de la population locale! Et le fait que presque tout le monde porte du blanc et bleu est vraiment drôle.

Bref, MC et moi grimpons vers l’ermitage. Très clairement, le fait d’avoir obtenu cette bourse et de passer mes journées à bosser devant mon écran d’ordinateur n’a pas amélioré ma forme physique. Je dois faire de nombreuses “pauses photos”. Même lorsque les points de vues ne sont pas les plus intéressants photographiquement parlant. Par contre, pour les yeux, c’est un vrai délice.

Vue de Gaztelugatxe
Vue quelque part en montant Gaztelugatxe

On sue bien et on profite bien. On arrive à jeter un œil dans l’ermitage dans lequel se finit une messe/sermon/cérémonie lorsqu’on y arrive. Puis, lorsqu’on a assez profité de la vue et qu’on s’est bien reposées, il est temps de prendre le chemin inverse.

La descente fait du bien mais, à chaque marche, il y a une petite voix dans ma tête qui me rappelle qu’il y a encore le chemin pour remonter de l’autre côté. Pas grave, je ne suis pas rapide, j’ai chaud, mais la vue est magnifique, je suis en Espagne, il fait beau, ce week-end a des aspects de vacances et, surtout, je suis avec ma meilleure amie. Que demander de plus ?

Le week-end passe donc vite et je suis triste de laisser MC derrière moi. Mais je sais que ce n’est plus pour très longtemps. Après tout, son mémoire touche à sa fin. Elle sera bientôt de retour en Belgique.

Ce que ça m’a apporté

Coco

Pourquoi est-ce que je vous parle de noix de coco ? Hé bien, en fait, je ne vous en parle pas. Je veux plutôt vous parler de dessin animé. Il se trouve que, durant ce week-end, pendant l’une de nos conversations, j’ai dit à MC que je ne pleurais pas devant les dessins animés. En soi, c’est assez surprenant étant donné que je suis la première à pleurer devant un film, un livre ou en écoutant une chanson. J’ai une tendance un peu trop forte à me mettre à la place des protagonistes, quelle que soit la situation. Mais pas avec les dessins animés, malgré le fait que j’ai toujours aimé en regarder.

Sachant ça, MC a décidé que ce n’était pas possible et elle a voulu me le prouver. Elle m’a fait regarder Coco, que je n’avais encore jamais vu. Je ne vous dirai pas à quel point mes larmes ont coulé. D’ailleurs, étant donné que je vous en parle après deux ans, il faut que ça m’ait marqué. Et donc, non seulement je ne peux plus dire que je ne pleure pas devant les dessins animés mais, en plus, je vous conseille fortement de regarder Coco si vous ne l’avez pas encore fait. C’est magnifique.

Vacances

Oui, un week-end, ça peut être considéré comme des vacances. Tout dépend de l’état d’esprit. Et, vu mon état à 300% dans mon doc’ en cette période, un week-end où je n’y pense pas (c’est-à-dire deux jours complets!) c’est énorme. Ainsi ça m’a fait un bien fou à la fois de déconnecter mon cerveau mais, aussi, de voir la mer et le soleil. De sentir la chaleur sur ma peau. De prendre le temps de lézarder à une terrasse devant des pintxos et des tortillas. D’entendre une langue que je ne comprends pas vraiment (même si ce n’est pas tout-à-fait vrai). De me détendre, tout simplement.

Gaztelugatxe
Au fait, Gaztelugatxe c’est ça…

Ils ne s’agissait donc que de deux jours de vacances (étant donné que j’avais pris avec moi mon ordinateur pour travailler le vendredi et le lundi dans les transports etc). Mais que de bienfaits sur mon corps et mon mental!

Physique

En parlant de corps… Il faudrait peut-être que je pense à me remettre au sport. C’est ce que je me suis dit avec cette balade à Gaztelugatxe. C’est vrai qu’il faisait chaud et que ça grimpait, mais ça n’avait tout de même rien d’insurmontable. Pourtant, je serais incapable de donner le nombre de pause que j’ai pu faire.

Marches Gaztelugatxe
… et ça!

Je me suis donc dit que, vu que j’avais un boulot et un appart’, il était peut-être temps de repenser à avoir une hygiène de vie un peu plus correcte que celle que j’avais entretenue durant mes études. Et donc, reprendre le sport (arrêté à peu près dix ans plus tôt).

Amitié

Vraiment, il n’y a pas à dire, voir MC ça m’a fait du bien. Mais je sais à quel point ça lui a fait du bien à elle aussi et ça, ça n’a pas de prix. Savoir qu’il y aura toujours une personne pour toi, peu importe le passage de ta vie, peu importe où tu te trouves sur la planète, c’est un cadeau. Je suis, évidemment, heureuse de savoir qu’elle est là mais, ce qui est encore mieux, c’est de pouvoir être son cadeau.

N’oubliez pas : rêvez, voyagez et soyez vous-même!

À bientôt,

Amandine

PS : Considérez-vous également qu’un week-end peut être vécu comme de vraies vacances ?

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4 commentaires

  • Chantal

    Waouh, c’est très joli aussi Berméo et ses alentours mais je voudrais revenir sur un point: Je ne connais pas le dessin animé COCO, mais étant plus petite, tu l’as sûrement oublié, mais Tarzan ne t’a pas laissé indifférente…

    • Amandine Bertrand

      Oui, c’est vrai… J’aurais peut-être dû préciser en tant qu’ado-adulte. Je sais aussi que je ne me suis jamais résolue à regarder une nouvelle fois Bambi tellement il m’avait bouleversée.

  • Dédé

    OH MY, c’est tellement beau, ça donne tellement envie d’y aller !

    J’avais adoré Coco aussi, et versé pas mal de larmes… Mais bon moi je pleure devant tout et n’importe quoi, animé ou pas, de tristesse ou de joie… même les pubs avec des gens plein d’allégresse ça peut m’émouvoir ! (tendance à se mettre à la place des protagonistes, disais-tu ?)
    Mais bizarrement, c’était plutôt l’inverse quand j’étais enfant/ado… La vie est si pleine de mystères !

    Et oui, un weekend peut carrément être comparé à de vraies vacances ! C’est une question de déconnexion du cerveau je pense…

    • Amandine Bertrand

      Vas-yyyyyyyyy! 😀
      C’est vrai que je pleure de joie aussi… Les larmes ont leur place partout finalement.
      Déconnexion du cerveau! Ca doit être ça! Je crois me rappeler que tu disais partir en vacances quand tu étais en week-end en travaillant en Irlande, du coup, ça doit aussi être dû au dépaysement.

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