Qui suis-je ?

Qui suis-je ? C’est quand même une grande question philosophique!

Je m’appelle Amandine Bertrand et j’ai grandi dans un petit village de campagne du côté de Liège, en Belgique. J’ai toujours aimé beaucoup de choses (la musique, l’écriture, le voyage, le sport, la photo, le théâtre,… ) mais j’ai laissé mon cerveau et la société me guider jusqu’à mon occupation principale à l’heure actuelle : ma thèse! Je suis à la fin d’un doctorat en bioinformatique. Pourtant, je ne compte pas continuer dans la recherche une fois que ce sera derrière moi. Je compte bien tourner la page. J’ai appris des choses intéressantes, j’ai vécu des expériences mémorables et j’ai rencontré de superbes personnes. Mais ce n’est pas la vie qui me correspond.

Mon futur, je le construis chaque jour, pas à pas, malgré les difficultés. Je me forme en tant que coach et je vous partage ce que j’ai appris et ce que j’apprends sur ces trois sujets qui me tiennent à cœur : le fait de suivre ses rêves, surmonter les difficultés et de croire en soi. Si vous doutez qu’une femme qui n’a pas encore trente ans puisse savoir de quoi elle parle sur le sujet, je vous invite à lire mon parcours.

Sinon, dans quelle direction est-ce que je me dirige ? J’avais écrit un article sur le sujet lorsque je m’étais décidée. J’ai avancé depuis lors mais la direction reste la même : vivre une vie qui me corresponde. Celle dans laquelle je peux m’exprimer à 100%. Nomade, infopreneuse, coach, écrivaine. Tout ça ? Plus ? Moins ? On verra. Mais plus rien ne m’empêchera d’être qui je suis !

Pour l’heure, je profite de chaque jour aux côtés de mes proches. J’écris, je partage, je ris, je vis.

Mais qu’est-ce qui m’a amenée à vouloir changer de voie ?

Mon parcours

Laissez moi vous raconter l’histoire d’une petite fille. Cette petite fille a des rêves pleins la tête. Elle s’imagine chantant à l’eurovision, nageant aux jeux olympiques, faisant le tour du monde en voilier. Elle écrit des histoires imaginaires remplies d’aventures où elle est toujours bien entourée.

Pourtant, ces rêves, elle ne les partage pas. C’est juste sa façon à elle d’oublier. Oublier ses problèmes à l’école. Pourtant, cette petite fille n’a pas de problème avec son bulletin. Elle a de bons points. Elle travaille pour ça. Ses parents lui ont bien fait comprendre que c’est important pour elle. Qu’une vie meilleure l’attend avec de bons résultats scolaires.

Alors elle continue de ramener des bons points. Mais c’est bien là le problème. Elle a un cerveau. Et elle l’utilise. Alors, chaque jour, à l’école, elle est harcelée. Ses parents voient bien que ça ne va pas mais les institutrices minimisent la situation. La petite fille est simplement une pleurnicharde. Ce ne sont que des jeux d’enfants. Ce ne sont que des mots.

La petite fille est curieuse. Alors qu’elle a 8 ans, elle se demande si sauter par la fenêtre l’aiderait à oublier ces mots. Mais elle sait que si elle le faisait, elle n’y survivrait certainement pas. Et la petite fille voit bien le chagrin que ses parents ont encore suite au suicide de son oncle. Elle ne l’a pas connu. Il est parti quand sa maman était enceinte. Mais elle voit bien l’effet de la perte d’un être cher. Et si il y a une chose dont elle ne doute pas, c’est de l’amour que lui porte sa famille.

Alors la petite fille continue de rêver. Un jour, ça ira mieux. En attendant, elle a sa famille qui l’aime.

Finalement, elle change d’école. Le soulagement est palpable. Elle se fait quelques amis mais les enfants grandissent et l’adolescence arrive.

Adolescence

La petite fille a grandi mais elle a toujours de bons points. Elle fait du sport puis de la musique. Elle rêve toujours de voyages. À l’école, ce n’est pas si terrible que ça. Évidemment, avec son acné et ses lunettes, elle est la mocheté. Mais l’adolescente a appris de son expérience, enfant. Elle se crée alors l’image qui lui convient le mieux. Celle de la fille invisible au cerveau souriant.

Effacée, l’adolescente a bien compris que pour avoir la paix, elle devait s’effacer. Rire avec auto-dérision. Rendre service. Expliquer un truc incompris. Laisser recopier ses devoirs, ses interros. Ca lui permettait d’avoir des relations sociales légères. Mais pas d’être elle-même.

L’adolescente rêvait toujours autant de voyage et de musique mais son image de cerveau ne lui laissait entrevoir qu’une seule chose : à l’université, évidemment, elle trouverait d’autres cerveaux.

Jeune adulte

Heureusement, ses parents étaient toujours à ses côtés. Comprenant son désir de partir un an avant d’entrer à l’université, ils s’arrangèrent avec la banque pour financer ce voyage. Grâce à ce voyage, la jeune adulte put se trouver.

Bien sûr, ça ne se fit pas en un jour. Après dix ans passés à construire des barrières de protection, la jeune adulte dû apprendre à les laisser tomber, une à une. Elle qui avait toujours eu des difficultés en langues commença à apprendre le néerlandais. N’étant plus un cerveau, elle put finalement être un peu plus elle-même chaque jour.

Quand vint la deuxième phase de son voyage, elle était prête. Se fut pour elle comme un renaissance. Et trois de ses rêves se réalisaient d’un seul coup. Alors elle profita de chaque instant. Elle profita de ce voyage au bout du monde. Elle profita d’avoir des amis venu des quatre coins de la planète. Elle savoura le fait d’être elle-même.

Ses parents ne lui avaient pas simplement offert l’opportunité de voyager, ni celle d’apprendre le néerlandais et l’anglais. Ils lui avaient offert une seconde naissance.

Une fois de retour, la jeune adulte refusa d’être à nouveau ce cerveau souriant et effacé. Oui, elle avait un cerveau, mais elle était loin de n’être que ça. Et ce fut une réussite! En étant elle-même, elle fut très vite entourée d’un groupe d’amis. Ces vrais amis qui restent malgré l’écoulement des années.

Mais lorsqu’un problème est résolu, la vie nous en met un autre sur notre chemin. Une nouvelle difficulté à surmonter.

La jeune adulte se mit en couple avec un jeune homme de sa classe. Malheureusement pour elle, il était manipulateur. Sans qu’elle ne s’en rende compte, petit à petit, il l’isola presque complètement de toute autre personne. Le « presque » aveugla la jeune adulte longtemps. Après tout, elle voyait encore régulièrement un couple d’ami. Mais avec lui.

La seule chose qui est certaine dans la vie, c’est qu’un jour ou l’autre, elle se finit. Et un jour, deux ans après avoir commencé cette relation avec ce jeune homme, le grand-père de la jeune adulte se retrouva à l’hôpital, mourant. Évidemment, elle voulut aller le voir. Mais le jeune homme ne fut pas d’accord. Il l’en empêcha.

Ce fut l’étincelle. La jeune adulte avait peur mais cette peur n’était rien face à l’amour qu’elle portait à son grand-père. Alors, elle fit la seule chose qu’elle devait faire pour pouvoir aller le voir. Elle quitta le jeune homme. Mais celui-ci n’était pas d’accord. Il essaya de l’étrangler. Il la frappa.

Heureusement, la jeune adulte garda son sang froid. Grâce à son cerveau, qu’elle avait entraîné pendant des années, elle parvint à sortir de cette situation et la panique paralysante ne fit son apparition que lorsqu’elle fut hors de danger. Une fois de plus, à leur insu, l’amour de sa famille l’avait sauvée. Leur amour et sa volonté.

Bien sûr, elle perdit beaucoup de connaissances dans cette aventure. Elle ne voulait pas parler de ce qu’il s’était passé avec son ex. Elle voulait laisser ça derrière elle et seuls ses vrais amis restèrent à ses côtés, soulagés de pouvoir la revoir.

Jeune femme

La jeune adulte devint une jeune femme. Celle-ci choisit de se battre pour obtenir une bourse de doctorat. À la fois par esprit de revanche sur son ex qui lui avait fait rentrer dans la tête qu’elle ne devait (pouvait) pas faire de doctorat, à la fois pour montrer qu’elle n’était pas faible et qu’elle pouvait se battre pour quelque chose et à la fois parce qu’elle voulait voir une nouvelle fois l’étincelle de fierté dans les yeux de sa famille. Eux qui n’avaient pas fait d’études avaient leur fille au plus haut du système scolaire! Le parcours parfait! Une façon pour elle de les remercier pour tout l’amour qu’ils lui avaient donné et qui l’avait sauvée plus d’une fois.

Alors, la jeune femme se lança à corps perdu dans son doctorat. Elle avait pris le temps de cicatriser ses blessures, d’apprendre de ses erreurs. Mais elle ne prit pas garde qu’elle n’avait pas pris le temps de se retrouver elle-même. Et lorsqu’on s’oublie soi-même, il n’y a pas beaucoup de débouchés possible. Un jour ou l’autre, on finit dans le mur.

Ce mur se matérialisa pour elle sous la forme d’un burn-out.  Alors qu’elle était en plein dedans sans vouloir se l’avouer, elle commença un blog pour analyser ses voyages passés. En revivant ces moments, en réapprenant les leçons qu’elle avait apprise, elle trouverait certainement pourquoi elle ne rêvait plus de voyage.

Grâce à ça, l’étincelle se fit. Elle accepta le fait qu’elle était en burn-out et prit soin d’elle. Elle posa un regard nouveau sur son parcours, sur ses décisions. Elle essaya de comprendre comment et pourquoi elle avait pris ce mur. Finalement, une fois cette réponse complexe plus ou moins obtenue, elle réfléchit à ce qu’elle voulait. Ce qu’elle voulait vraiment. Vers où voulait-elle diriger sa vie ?

La jeune femme ne pouvait, évidemment, pas être certaine de la suite de son aventure. Cette aventure qu’est la vie. Mais elle savait qu’elle voulait pouvoir exprimer qui elle était. Être elle-même, peu importe les attentes autour d’elle. Elle voulait pouvoir partager sa petite expérience. Elle voulait aider d’autres personnes à traverser les épreuves de la vie. Et elle voulait réaliser ses rêves.

Pour ça, elle ne connaissait qu’une seule recette : un pas à la fois. Des fois avec des pics de motivations, des grands pas, des kilomètres avalés en un instant et, des fois, perdue et désabusée, des pas minuscules, quelques centimètres grappillés à la force d’un effort de volonté extrême. Cette volonté, elle continuerait à la cultiver.

Cette femme, c’est moi. Amandine. Bienvenue dans cette étape de mon aventure. Qui sait, peut-être que ce sera vous que j’aiderai ?

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter!

À bientôt sur le blog,

Amandine