Road Trip en Irlande
Voyage et apprentissage

Road trip en Irlande

Vous l’aurez constaté. J’aime les îles! Après Oahu, Maui, Hawaii, Kauai et la Corse, je vous emmène en Irlande… Par contre, j’enfonce les portes ouvertes et je vous le dis tout de suite : lorsqu’on remonte dans le nord, le thermomètre change! C’est donc parti pour deux semaines dans les contrées sauvages de cette île au charme intemporel.

Le voyage

Après un voyage mené en auto-stop, me voici partie pour un road trip. Ainsi, dès la sortie de l’avion à Dublin, je demande la voiture de location que j’ai réservé… Pas de chance pour moi, le voyage commence par un problème : pas question de me donner cette voiture. Pourquoi ? À l’époque, je n’avais pas 25 ans et peu importe que je l’avais mis sur le site internet et qu’on m’avait juste dit que je paierais plus cher. Non, c’est non. Bon.

Vu que c’est le milieu de la nuit, je n’ai ni les interlocuteurs appropriés, ni le cerveau en état correct de marche pour parlementer plus avant. Ce sera donc direction l’auberge de jeunesse en bus et, après m’être perdue, à pied, grâce à un gentil monsieur qui a carrément fait un détour pour m’amener à destination.

Le lendemain, l’étincelle : l’Irlande, c’est deux pays. Deux pays, ça signifie aussi deux réglementations. C’est donc parti pour Belfast en bus. À la place de visiter la ville comme prévu, c’est la visite d’agences de locations de voitures, toutes fermées. Finalement, j’en trouve une qui ne regarde que mon année de naissance sans regarder la date entière. Oui, j’ai 22 ans. Non, pas 21. Oui, je peux payer plus. Oui, doublement plus, je change de pays. OK. Je vais casquer mais je l’aurai ce road trip!

Église à Belfast
Une église de Belfast

Ainsi, à Belfast, je n’aurai le temps de voir que la Queen’s university of Belfast, le jardin botanique, le Belfast City Hall et tout un tas de beaux bâtiments anonymes. Mais ce n’est pas grave. La vraie aventure commence : Antrim Coast Road, me voici!

La côte. Les moutons. Les villages de bord de mer. Dès Ballygally, je sais que ces paysages resteront gravés dans ma mémoire. Glenariff Forest Park me laisse un sentiment d’émerveillement. Ensuite, les premières ruines. C’est déjà remplie de la magie irlandaise que j’arrive, en fin de journée, au vrai but de ma venue en Irlande du Nord : la Chaussée des Géants. Surtout, si vous y allez, ne vous arrêtez pas aux colonnes! Faites le chemin à pied et parcourez les alentours. La vue y est magnifique.

Ensuite, direction Derry-Londonderry (du côté Londonderry). Petite précision, les Irlandais sont vraiment trop gentil : une fois encore, j’étais perdue et je ne trouvais pas la maison d’hôte… et un gentil monsieur sur le bord de la route a carrément pris sa voiture pour montrer le chemin.

Château en ruine en Irlande du Nord
Un château en ruine, peu après la Chaussée des Géants, en Irlande du Nord

Puis, c’est de nouveau la traversée de la frontière pour commencer la Wild Atlantic Way. Et d’abord, la découverte de ce comté qui restera dans mon coeur : le Donegal. Le relief, la campagne, le mystère, le brouillard, les Irish breakfast, les murets, les champs, les moutons, les paysages, les ruines, le vent, la pluie, le soleil, les plages, les falaises, le littoral. Malin Head, Buncrana, Inch Island, Grianán of Ailaech, Fanad Head, Downings, Gortnalughoge, Horn Head, Glenveagh National Park, Mont Errigal, Bunbeg, Dungloe, Ardara, Slieve League, Donegal.

Le Donegal mériterait vraiment un article à lui tout seul. Je vais cependant me contenir pour le moment pour ne pas réitérer mon dédoublement d’article sur la Corse! Retenez simplement que ce comté est merveilleux, pleins de surprises et de richesses et avec très peu de touristes. Mais si vraiment vous ne deviez voir qu’une seule chose du Donegal, allez à Slieve League! Lorsque je pense à l’Irlande, c’est d’abord à Slieve League que je pense.

Slieve League, Irlande
L’une des nombreuses vues de Slieve League, Donegal

Ensuite, petite incursion en Irlande du Nord, à Lower Lough Erne. Puis retour en Irlande. Je traverse les comtés de Sligo (avec ses dolmens et ses plages), Mayo (avec Downpatrick Head, les Céide Fields, Belmullet, Ballycroy, Keem Strand sur Achill Island, Corraun, Westport sur la Clew Bay, Croagh Patrick), Galway (avec le Connemara, Killary Harbour, Letterfrack, Lettery, Galway) et Clare (avec Carron, Hole of Sorrows dans les Burren, les Cliffs de Moher).

En fait, ce ne sont pas deux articles que je devrais faire sur ce road trip mais bien trois! Deux semaines à bouger ça donne l’occasion de voir beaucoup de petites merveilles! Ca donne également le temps de faire beaucoup de brèves rencontres qui, pourtant, restent mémorables. Les rencontres de courtes durées ont la particularité d’être également plus intenses.

Corraun, Irlande
Corraun dans le comté de Mayo. Il s’agit d’un village entier de ruine. Les habitants l’ont déserté lors d’une des grandes famines qu’a connu l’Irlande.

Et en plus de cette multitude de lieux, de paysages, de souvenirs, de personnes, il y a une multitudes d’anecdotes et d’histoires qui pourraient être racontées.

Par exemple, lors du chemin entre les Cliffs de Moher et Belfast, je me suis arrêtée dans un B&B sur la route. Le matin, après un dernier Irish breakfast (mon dieu que c’était bon !), mes hôtes me demandent où je vais. Quand je leur dis que je passe la frontière et que, en plus, je vais à Belfast, ils s’inquiètent ! En effet, nous sommes alors le 12 juillet, jour de la commémoration de la victoire de 1690 du roi protestant Guillaume III d’Orange sur son rival catholique Jacques II, aussi appelé Bataille de la Boyne. Ils m’expliquent, presque paniqués, que ce jour-là, les frontières se ferment et des bagarres se déclenchent entre les deux communautés.

Lac dans le Connemara, Irlande
L’un des nombreux lacs du Connemara, dans le comté de Galway

Malgré tout, je suis parvenue sans encombre à Belfast pour rendre la voiture, après 2307 km de parcouru, et j’ai tout de suite retraversé la frontière en bus pour me rendre à Dublin.

C’est ainsi que, finalement, j’ai le temps de visiter un peu la capitale de l’Irlande… en commençant le premier (ou devrai-je dire dernier?) soir par une institution : un pub, avec des musiciens, le tout accompagné d’une Guiness. Le lendemain, c’est parti pour voir l’université, un parc et une cathédrale. Puis, c’est déjà le moment de prendre le bus. Direction l’aéroport!

Parc Dublin
Un parc à Dublin, parce que, même en ville, la nature, c’est important!

Conclusion de ce voyage en Irlande ? Quand le soleil brille, c’est magnifique ! Quand il pleut, c’est le Pôle Nord ! Il y a autant de moutons que de ruines. Les gens sont super accueillants et fair-play (sur les petites routes, il y en avait toujours un pour se taper sur le côté, et tout le monde se faisait signe !). Par contre, les ronds-points sont un véritable enfer… J’ai traversé, l’Irlande du Nord et les comtés du Donegal, de Sligo, de Mayo, de Galway et de Clare. Si je devais retourner à un seul endroit de ce trajet, j’irais sans hésiter dans le Donegal. C’est le comté qui a montré le plus de beautés sauvages, tellement différentes les unes des autres et pourtant toutes époustouflantes. Et surtout, c’est là que se trouve Slieve League !

Ce que ça m’a apporté

Road trip

Première fois que je tentais ce genre de voyage… Et en plus, je l’ai fait dans un pays où on roule à gauche avec le volant de la voiture à droite! Ce que j’en ai retiré est assez multiple.

D’abord, j’aime vraiment rouler et le fait d’être de l’autre côté de la route ne m’a pas dérangée (même si je pense que ça aurait été différent avec une voiture avec le volant du “bon” côté).

Ensuite, on voit énormément de merveilles dans ce type de voyage. C’est la liberté et c’est assez unique. Ca permet de voir des endroits sans touristes qui ne dénotent pas face aux lieux touristiques.

Glenveagh National Park, Donegal
Glenveagh National Park, dans le Donegal… Touriste ?
Ballycroy, Irlande
Ballycroy, comté de Mayo… Touriste ?

Et puis, il ne faut pas s’inquiéter du poids du sac à dos! Le coffre de la voiture est là pour ça! C’est un luxe!

Par contre, c’est  fatiguant. J’ai parcouru vraiment beaucoup de kilomètres toute seule en très peu de temps. Et lorsque je ne roulais pas, je marchais. Autant dire que je suis rentrée épuisée!

Si un jour je refais un road trip, je l’organiserai différemment. Plusieurs jours au même endroit est déjà un point important. Ou plusieurs conducteurs. Sans ça, c’est impossible d’apprécier correctement tout ce que l’on voit. À certains moments, particulièrement lorsque j’étais mouillée et que j’avais froid, j’avais juste envie d’aller me coucher. Ce qui est dommage.

Le Nord

Oui. Je viens de Belgique. Mais vraiment, le froid et la pluie, ce n’est pas pour moi! L’Irlande est vraiment magnifique et j’en garde beaucoup d’images de natures sauvages à couper le souffle. Particulièrement la première semaine où il a fait majoritairement chaud et plein soleil. Par contre, j’en garde aussi un souvenir mouillé et froid. Très froid. Et ça, je n’aime pas. Mais pas du tout.

Le bienveillance

Les Irlandais sont incroyablement sympathiques, chaleureux et bienveillants. Vraiment. Il faut y aller pour comprendre!

N’oubliez pas de voyager!

À bientôt,

Amandine

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Un commentaire

  • Dédé

    Aaaaaaah l’Irlande me manque !!!

    Ce qui est drôle c’est que, ton endroit préféré dans le Donegal… Je n’y suis même pas allée ! Finalement 4 mois à vivre là-bas, et impossible de tout voir…

    Les longs road-trips me manquent aussi… Tu as raison pour le côté “avoir au moins 2 conducteur.ices”, c’est importants ! ou alors il faut faire des road-trips en train, ou en stop… m’enfin, le luxe d’avoir sa voiture ça change la vie ! C’est sûr que ça ne s’organise pas pareil.

    Raaaaah, j’ai déjà dit que l’Irlande, ça me manque ???

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