Ville de Bordeaux
Voyage et apprentissage

Une épopée vers Bordeaux

C’est décidé, je retourne en France! Mais cette fois, direction le sud : je vais à Bordeaux. En effet, ma meilleure amie (MC) ainsi que mon amie avec qui j’avais été en Corse y étudient pendant un quadrimestre (ou semestre pour les français). C’est donc tout naturellement que je vais leur rendre visite pour un week-end.

Le voyage

Le trajet aller, c’est toute une épopée! En effet, j’avais plusieurs contraintes : à la fois, il fallait que ça reste peu cher et à la fois, je ne pouvais partir qu’à partir du vendredi après-midi. Après tout, j’avais encore des cours moi aussi! Nous sommes alors en octobre 2016.

J’étais donc allée au cours ce vendredi-là avec ma petite valise à roulette ce qui, évidemment, avait suscité pas mal de questions. Ensuite, c’est parti pour ma première étape : je prends le bus jusqu’à la gare. Puis, comme vous vous en douterez, j’enchaîne avec le train vers Bruxelles. Là, une nouveauté : je dois prendre le tram bruxellois. Bizarrement, dans ces moments-là, il y a toujours quelqu’un pour me poser une question sur le fonctionnement des machines. Pourtant, je ne vois pas en quoi mon air perdu avec mon sac à dos et ma valisette peuvent faire penser que je peux aider les gens comme une vraie bruxelloise!

Finalement, je trouve sans trop de problème mon tram qui m’amène, à son terminus, à un parking de délestage. C’est là que j’ai rendez-vous avec mon covoitureur. Heureusement, il fait magnifique et je peux attendre tranquillement au soleil. Ce covoiturage vers Paris était vraiment super sympa. Quatre heures de route qui filent à toute allure! Entre une mère poule, un parisien marginal, un chauffeur faisant de la relaxation/méditation et, surtout, une aventurière, les sujets de conversation n’ont pas manqué!

C’est ainsi que je débarque, un peu avant 20h à la porte de Montreuil. Et ensuite ? Le métro pardi! Et, il n’y a rien à faire, soit je commence à avoir l’habitude, soit le métro parisien est vraiment plus intuitif que le tram bruxellois. Cette fois, direction Bercy pour… retrouver Dédé! Hé oui, mon amie de Tours… qui ne vit plus à Tours. Moins d’un an plus tard, c’est chouette de se revoir!

Miroir d'eau, Bordeaux
Le miroir d’eau de Bordeaux : un véritable terrain de jeu… et je ne précise pas pour qui!

Enfin, quand je dis la retrouver, c’est plutôt elle qui m’a trouvée. Problème de sorties de métro! On n’a que deux heures ensemble et elles passent super vite. On va souper à la cour Saint-Émilion et, non seulement c’est bien bon, mais en plus c’est tout mignon. J’aime beaucoup le cadre. Comme quoi, Paris réserve quand même de belles surprises.

Évidement, on a pleins de choses à se raconter. Mais il est déjà temps que je redémarre : direction la gare des bus. Le quartier de Bercy, vu de nuit, a l’air vraiment sympa. En tout cas, Dédé ne nous perd pas (même avec son raccourci) et je trouve mon car. Il est déjà temps de se dire au revoir. Il est 22h30 et, enfin, je pars réellement vers Bordeaux!

Le car de nuit, ce n’est pas le moyen de transport le plus reposant. Alors, quand je dis ça, vous allez certainement penser au fait d’être assis, entouré de pleins de gens et en train de rouler. Mais non. Mon problème, ça a été la soufflerie bien froide qui était directement en direction de mon cou. Moi qui ai toujours froid, je vous laisse imaginer mon inconfort! Mais la nuit et les kilomètres finissent par passer.

C’est ainsi que j’arrive à Bordeaux le samedi à 5h30, soit une heure à l’avance. Pas grave, je rejoins l’arrêt de tram et c’est au changement de rame que je rejoins finalement MC.

Ainsi, en partant de l’univ de Liège vers midi, en ayant pris bus, train, tram, voiture, métro, car et, encore, tram, je suis enfin parvenue au kot de MC vers 7h10 à Bordeaux. Qu’en dites-vous ?

Quais de Bordeaux
Les quais. Là, pas le choix, à part la trottinette, je ne peux que me déplacer à pied.

Me voici donc à Bordeaux. Bizarrement, de ce voyage, outre le chemin pour y arriver, je ne retiens que le fait d’être avec MC et Audrey (vous savez ? La Corse). Et, franchement, c’était trop cool!

Sinon, je sais qu’on s’est promenées dans la ville pour que je découvre un peu ce qu’il y avait à voir. Je me rappelle des bâtiments blancs (que j’associe aux villes françaises), du tram, de la cathédrale, du ciel bleu et du froid.

Je me rappelle de notre sortie aussi avec les gens de leur classe. Et le fait qu’on ait été refoulées à l’entrée parce que j’avais besoin d’un sac pour avoir mes puffs avec moi. Sans parler de la galère que ça a été pour s’arranger pour que je puisse quand même rentrer tout en gardant ces précieuses petites choses. Et du fait que, vraiment, les français et la danse, c’est timide.

Je sais aussi que j’ai vu des gens jouer au Quidditch. Je vous assure que je n’avais pas bu. Et puis, évidemment, les quais, les bateaux et le miroir d’eau. Et les tortues de bronze sur l’une des places.

Tortues de Bordeaux
Ceci n’est pas une tortue.

Bref, la ville de Bordeaux en elle-même ne m’a pas beaucoup marquée. Mais je ne l’ai pas non plus beaucoup visitée. Et vous savez le plus drôle ? Je crois que pour rentrer, j’ai pris l’avion. Mais je n’en suis pas certaine. Alors vous dire à quel aéroport j’aurais atterri, cela restera un mystère!

Ce que ça m’a apporté

L’aventure

Je sais. Beaucoup de gens me l’ont déjà dit. Il faut être fou pour aller à Bordeaux comme ça. Mais, franchement, j’ai adoré ce voyage! J’ai fait pleins de rencontres et de découvertes. J’ai vu pleins de paysages. J’ai vu Dédé. J’ai appris à ne plus jamais voyager sans un foulard (l’expérience du car, vous vous rappelez ?).

Bref. Comme on dit, peu importe la destination, c’est le voyage qui compte. Parce que oui, ce n’était pas pour Bordeaux. C’était pour partir et voir mes amies. Il n’y a rien de plus important.

N’oubliez pas de voyager.

À bientôt,

Amandine

PS : Quel est votre record (en terme de nombre) de mode de transport pour aller d’un point A à un point B ?

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Un commentaire

  • Dédé

    Haha, il y a tellement de belgicisime dans cet article ! Vive la francophonie !!!

    Effectivement ce témoignage est bien la preuve que ce n’est pas l’arrivée qui compte… mais les aventures en cours de route 😉

    Sinon, moi, grosse flemmarde… j’avoue que j’essaie toujours de me débrouiller pour avoir le moins d’étapes possibles, quitte à faire halte quelque part… Là de mémoire je n’arrive pas à me souvenir d’un trajet aussi marquant en terme de différents transports… il a dû y en avoir pourtant… sans doute… peut-être…

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