Triompher des difficultés

Sortir du métro, boulot, dodo grâce… au commerce

Regarder toujours le même écran vous ennuie et vous ne rêvez plus qu’aux prochaines vacances.

Être dans la « rat race » est ce que vous trouvez de pire et pourtant comme les autres vous courez entre boulot , métro , dodo et tout ça manque cruellement de sens .

Et puis vous allez chez votre fromager qui est toujours souriant et sympa et à l’air d’être simplement heureux .

Au moins lui n’est pas gris et les autres commerçants non plus d’ailleurs.

Le marché du dimanche matin est votre bol d’air préféré.

Et si oser changer et aller vers le commerce de proximité avait du sens ?

Pour une fois, cet article n’est pas de moi! Cédric, du blog je-suis-commercant.fr, m’a gentiment proposé de vous partager son expertise sur le monde du commerce de proximité. Si vous êtes à la recherche d’alternatives à l’heure actuelle, cet article est fait pour vous! Mais je laisse à nouveau la parole à Cédric, bonne lecture 😉

1- Pourquoi le commerce de proximité c’est sexy ?

C’est fou de constater qu’à chaque fois qu’on va dans une de ces petites échoppes les gens nous accueillent manifestement avec le cœur heureux.

Est ce seulement le « sourire commercial » ou est ce plus profond ?

On le sait tous qu’être commerçant c’est devoir travailler avec des horaires à rallonge ou du matin au soir on doit être présent.

Les autres sont en week-end pendant que toi tu bosses bien sûr mais au moins tu as mis du sens dans ta vie .

Voilà pourquoi le petit commerce est sexy !

Car quoi qu’on fasse on est au cœur même de la résolution des problèmes du quotidien des gens.

Et avec ça on ne peut que se sentir utile .

2 – Se sentir utile est la clef

Je suis boucher de formation .

Je n’ai pourtant pas vraiment choisi ce métier au départ mais je suis tombé dedans.

Parents du métier ayant plusieurs magasins j’ai eu la facilité de trouver mon 1er employeur.

Pourtant je voulais devenir vétérinaire , tout l’inverse si on veut ironiser un peu .

J’aime d’ailleurs raconter que je voulais soigner les animaux pour qu’ils vivent mais que finalement….

Bref , lors du choix crucial demandé aux gamins de 14-15 ans j’ai préféré m’éloigner de l’école ou j’adorais apprendre mais ou le système ne convenait pas à mon goût de la rhétorique et du bavardage.

Solution de facilité : je vais faire boucher , bon , sans conviction et avec cet arrière goût dans la bouche de « gâcher mes compétences » comme les jésuites de mon collège surent l’écrire lors de l’annonce de mon choix.

Lors de mon 1er vrai jour d’apprentissage je tombe sur mon voisin , un vieux briscard à l’œil qui pétille de malice et d’intelligence , qui ne me pose pas une question facile pour savoir si ça s’était bien passé mais il demanda :

« T’es tu senti utile ? »

Question simple que j’ai reçue comme une révélation : voilà la beauté d’un métier vu de l’extérieur avec autant d’ingratitude : l’utilité.

3 – La quête de sens du quarantenaire se trouve dans l’utilité immédiate

C’est donc ça le secret de ces commerçants qui sourient tout le temps .

Le sésame qui rend les gens heureux et qui dispersent leur joie de vivre à la tronche des passants gris pour leur redonner du pep’s et du baume au cœur

L’utilité immédiate , le plaisir donné , la joie égrainée , les produits qui font du bien , les objets sélectionnés qui rentrent dans les familles , la nouvelle coiffure qui rend beau ou belle , le bout de ce fromage délicieux recommandé par Jean mon affineur et ses trouvailles , le beaujolais magnifique pour l’accompagner que Julie ma caviste a dégoté rien que pour moi et ces brochettes de poisson que cette maline de Jennifer m’a mis sous le nez en passant devant sa vitrine ….

Le sens de la vie au milieu des autres est tout trouvé ici , en bas de chez moi , dans la rue , tout simplement.

4 – Alors que faire ? je suis trop vieux pour commencer !

Eh non mon lecteur préféré tu n’es pas trop vieux .

Et toi non plus ma lectrice du jour qui voulait trouver de quoi te morfondre en voyant tout ce bonheur accessible dans la rue mais auquel tu crois ne pas pouvoir participer.

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Il faut d’abord Croire en TOI et ça s’apprend parfaitement en commençant par lire cet article.

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Toutes les filiales de tous les métiers d’artisanat proposent aujourd’hui de se former en 1 an.

En France en tout cas on appelle ça un CQP (Certificat de Qualification Professionnelle ) et c’est une formation géniale !

Comment je le sais ?

J’étais formateur spécialisé pour ces CQP justement .

Pour les renseignements , comme tu es grand , je te laisse demander à Google !

Ce que je peux en dire c’est que ce sont des formations ouvertes à partir de 26 ans et sans limite d’âge .

Mais une bonne histoire vaut mieux que des explications techniques alors en voici 3 pour le prix d’une .

5 – Ma coloc Sandra

Je débarque à Paris , j’ai 28 ans , et je deviens formateur à l’ENSMV qui est l’école de formation continue des bouchers de France.

En colocation avec 2 filles (oui j’ai beaucoup de chance et alors ? 😉 ) Caro et Sandra.

Sandra la propriétaire du lieu est un peu pommée , formation de déco étalage qui ne sert à rien , une fibre artistique très prononcée , elle vit d’intérim en secrétariat en s’ennuie .

7 jours pour rompre le cycle infernal du métro, boulot, dodo

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Le métro boulot dodo dans toute sa splendeur.

Son échappatoire ? La cuisine .

Elle maîtrise merveilleusement bien son petit espace et sort des plats sensationnels.

C’est son rêve secret .

Lorsqu’elle me le révèle je la pousse car je forme justement depuis peu des gens en CQP.

Elle entre à Ferrandi comme on entre à Science Po .

Ferrandi c’est le top de l’école de cuisine et elle donne toute son énergie dans cette formation rémunérée.

1 an passe comme un souffle et ma petite Sandra , du haut de ses 39 ans est diplômée et embauchée dans un resto du coin ou des couleurs roses reviennent sur ses joues grises : la mesure du bonheur doit être possible à la couleur des joues me dis je ….

Depuis elle a eu son propre resto et voyage avec son savoir faire dans un élan de découverte jamais repu.

6 – Jorge et les autres

Je suis resté 1 an comme formateur à l’ ENSMV .

1 année ou j’ai suivi le parcours d’une classe de CQP boucher justement.

Mais attention pas n’importe laquelle.

Constituée de 10 personnes aux parcours divers :

  • 1 docteur algérien arrivé en France pour aider son cousin
       
  • 1 ancien ingénieur chez Caterpillar
       
  • 1 Comptable en manque de sens
       
  • 1 maman de 56 ans
     
  • 1 ancien porteur de 58 ans
       
  • etc

Que des profils atypiques et l’équipe de formateur a réussi à faire prendre l’émulsion.

Tous ont réussi leur année , tous sont devenus bouchers , tous en ont bavé !

Jorge quant à lui a mis son passé dans des grandes entreprises au service de ses boutiques du 78 et sa réussite est digne de ce qu’il cherchait : le sens .

Il trouve un plaisir immense à revenir à des choses simples , au bonjour rieur envoyé à la mamie du quartier et aux bons moments qu’il vend au travers de ses produits.

7 – Retour sur des bancs d’école

C’est souvent là ou ça fait mal au final et c’est devant cette étape que les adultes hésitent.

Et puis un métier c’est beaucoup de techniques à la fois manuelles , souvent plus intellectuelles qu’il n’y paraît et en tout cas dans le commerce on se doit aussi d’apprendre marketing , vente, merchandising, …

C’est d’ailleurs ce que je propose sur ce blog magnifique appelé « je suis commerçant » 😉

8 – Ça donne envie ?

Et bien oui ma bonne dame !

Le commerce c’est fun et très difficile.

Vendre c’est cool et ça fait peur parfois.

Proposer ses marchandises c’est grisant et fatigant.

Avoir affaire aux clients c’est pas toujours …. ( comme je l’explique dans cet article dédié aux clients justement)

Alors si tu aimes les challenges et si vraiment ta vie te semble grise le commerce de proximité peut te sauver 😉

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7 clefs pour sortir du métro, boulot, dodo