Identifier ses rêves

Les rêves d’enfance

Lorsqu’une personne me dit qu’elle n’a aucune passion, je lui demande souvent ce à quoi elle rêvait lorsqu’elle était enfant. Ca peut paraître complètement décorrélé et, pourtant, c’est l’un de points d’ancrage de toute la personne que nous construisons en grandissant. Nos rêves d’enfance définissent beaucoup d’éléments de notre vie, sans que nous nous en rendions compte.

Un autre élément important aussi, je pense, dans cette définition de ce qui est une passion ou non, c’est qu’on a tendance à croire qu’une passion doit être une chose qui nous démarque, qui sort de l’ordinaire. Je connais des parents qui sont passionnés par leurs enfants. S’occuper de ses enfants peut être une passion. Tout le monde ne l’est pas, il ne faut donc jamais minimiser ce que nous faisons naturellement. Mais ce sera le sujet d’un autre article de cette semaine.

Ici, je reviens sur nos rêves d’enfance.

Pourquoi nos rêves d’enfance sont-ils si importants ?

J’entends souvent dire autour de moi que les rêves d’enfant sont mignons car ils sont complètement irréalistes. Mais j’ai envie de vous demander : le sont-ils réellement ? Est-ce que ce ne serait pas la société, les adultes qui nous entourent, qui étouffent ces rêves en croyant justement à leur côté impossible ?

Le week-end passé, j’ai commencé la série documentaire sur Netflix intitulée “Secrets de coach” (oui, même quand je me détends, ma passion grandissante pour le coaching se manifeste). Dans le premier épisode, c’est Doc Rivers, coach des Clippers et ancien joueur de la NBA. (Pour ceux qui ne sont vraiment pas intéressés par le sport, c’est LE basket de haut niveau, aux États Unis.) Je vous raconte ça parce qu’un moment dans cet épisode m’a particulièrement marquée.

Enfant, Doc Rivers a dû noter au tableau ce qu’il voulait devenir plus tard. Il a noté “Joueur de basket professionnel”. L’instit’ a alors effacé sa phrase et lui a dit “Ce n’est pas réaliste, mets quelque chose qui l’est.”. Il a alors noté à nouveau “Joueur de basket professionnel”. L’instit’ a à nouveau effacé la phrase et l’a renvoyé chez lui. Son père l’a ramené à l’école en lui disant qu’il devait arrêter de rêver et se mettre à travailler à l’école… mais juste avant de rentrer dans la classe, il lui a dit “si tu crois en quelque chose, ne laisse personne te dévier de ton chemin et travaille dur pour l’obtenir.”. Ils sont alors rentré en classe et l’instit’ lui a redemandé d’écrire au tableau ce qu’il voulait faire plus tard. Et Doc Rivers a écrit “Joueur de basket professionnel“.

Ca ne veut évidemment pas dire que tout le monde peut le devenir. Mais ça veut dire qu’un rêve, si on ne le lâche pas et qu’on travaille pour, est possible. Ils constituent notre motivation profonde. Celle que nous avions naturellement lorsque nous étions enfants.

Évidemment, si votre rêve était aussi de devenir un joueur de basket professionnel lorsque vous étiez enfant et que vous avez maintenant 40 ans, ça risque d’être difficile à réaliser maintenant. Mais ce qui m’importe ici c’est, pourquoi vous vouliez le devenir ? Quel aspect de cette profession vous attirait autant ?

Parce que, en réalité, c’est là que réside la force de nos rêves d’enfants. Ce que ce rêve représentait à nos yeux. Ce qu’il y avait derrière.

La passion derrière le rêve

Ce qui se cache derrière un rêve reste profondément ancré en nous. Et si nous abandonnons le rêve en lui-même, nous recherchons constamment ce qu’il y avait derrière. C’est là que réside réellement la passion.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour le comprendre. J’ai toujours été passionnée par énormément de choses et je ne comprenais pas comment c’était possible. Tout comme je ne comprenais pas comment des personnes autour de moi pouvait dire que rien ne les passionnait alors qu’à mes yeux, il était évident que ce n’était pas le cas. Et en fait, les raisons de ces deux faces du même problème sont communes.

Derrière mes multiples passions se cache exactement la même chose. Les mêmes éléments depuis mon enfance. Et les mêmes motivations que ce qui se cachaient derrière mes rêves d’enfance.

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C’est exactement la même chose pour les personnes me disant qu’elles n’ont aucune passion. Ce qui les passionne depuis toujours sont des choses qu’elles considèrent comme banales. Elles rejettent donc l’idée même que ça puisse être une passion. Mais les motivations derrières ces “banalités” sont plus faciles à détecter lorsqu’on regarde les rêves d’enfant. D’où leur intérêt.

Comment utiliser ses rêves d’enfance pour découvrir ses passions ?

Très bonne question! Merci de me la poser 😀

Se rappeler ses rêves

Ca me paraît évident comme première étape mais ce n’est pas pour autant que c’est toujours simple. Lorsque j’ai réalisé cet exercice quand j’ai fait le point pour trouver dans quelle direction me réorienter, j’ai été surprise de m’en rappeler certains que j’avais complètement oubliés. (Celui de participer aux Jeux Olympiques notamment.)

Pour se rappeler ses rêves le plus simple est de prendre une feuille et de noter ce dont on se souvient puis de se replonger dans son enfance et essayer de revivre des souvenirs marquants (bon ou mauvais). En les revivant, nous avons plus facile de nous souvenir de ce que nous pensions à cette époque et donc, de choses enfuies.

Trouver les points communs

Normalement, au cours de votre enfance (et peut-être aussi de votre adolescence), plusieurs rêves ont dû se succéder ou rentrer en compétition les uns avec les autres. Même s’ils paraissent à première vue complètement différents et sans points communs, il y en a toujours.

Cet exercice n’est pas toujours simple et demande parfois du temps. Par exemple, si je prends juste mes rêves de participer à l’Eurovision et aux JO, le point commun est que j’aime donner le meilleur de moi-même. Et dans ma tête, à ce moment-là, pour pouvoir accéder à ce genre de compétition, il fallait être capable de se dépasser pour pouvoir aller toujours plus loin.

OK. C’est cool. J’avais trouvé un point commun entre deux rêves. Par contre, dans mes rêves d’enfants, j’avais aussi le fait de faire le tour du monde et de devenir écrivain… Ce qui ne colle pas trop au point commun trouvé précédemment. Et c’est normal! Nous sommes des êtres complexes. Nous avons donc souvent plusieurs centres d’intérêt. Ici, je pourrais parler de mon envie incessante de créer (point commun entre l’écrivaine et la chanteuse) et celui de découvrir de nouveaux lieux et de rencontrer de nouvelles personnes (point commun entre le tour du monde, les JO et l’Eurovision).

Vous voyez l’idée ?

Remettre les points communs au présent

Bah oui. C’est bien beau de savoir ce qui nous faisait vibrer dans le passé, mais c’est quand même plus utile si nous pouvons l’utiliser dans notre présent, n’est-ce pas ?

Donc, une fois que nous avons la liste de ces choses fondamentales qui nous ont fait vibrer étant enfant, nous pouvons chercher où ils se cachent dans notre vie actuelle. D’une façon ou d’une autre, ils y sont.

Pour reprendre mes exemples, mon côté créatif particulièrement a donné lieu à mes multiples passions visibles : l’écriture, la musique mais aussi la photo, le théâtre, le blogging, etc. Mais il n’est pas le seul à s’être manifesté dans ma vie. D’ailleurs, c’est aussi pour ça que le théâtre me fait tant vibrer. Non seulement mon côté créatif s’emballe mais aussi mon besoin de découvrir de nouveaux lieux, de rencontrer de nouvelles personnes et de m’améliorer pour donner le meilleur de moi-même.

Et si je pars sur les passions moins conventionnelles, celle grandissante que j’ai pour le coaching coche toutes les cases aussi. D’ailleurs, c’est certainement pour ça qu’elle me fait vibrer chaque jour un peu plus.

Je considère donc le coaching comme une passion. Et pourtant, est-ce considéré conventionnellement comme une passion ? Autour de moi, c’est plutôt considéré comme un métier.

Si vous voulez aller encore plus loin, cherchez dans ce que vous n’aimez pas dans votre vie en quoi ça ne correspond pas à votre liste de points communs. Vous serez surpris de voir que, parfois, il suffit de changer une petite chose pour réaligner cette partie de votre vie à ce qui est important pour vous… Et ça pourrait même devenir une passion!

Le premier pas

Faites cet exercice! Et une fois qu’il est fait, profitez pleinement de ce qui vous fait vibrer. Et si vous trouvez qu’il n’y a vraiment rien dans votre vie qui corresponde à vos trouvailles liées à vos rêves d’enfance, alors explorez. Demandez-vous dans quelle activité vous pourriez retrouver ces éléments.

Nous avons tous des passions. Le tout, c’est de distinguer l’image communément véhiculée par ce mot et la réalité de notre unicité.

Alors, aujourd’hui encore, je vous le dis : rêvez, voyagez et soyez vous-même!

À bientôt,

Amandine

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10 commentaires

  • Jean BERTRAND

    Il est important de s’accrocher à ses rêves, même si ceux-ci sont “irréalisables”. Qu’ils proviennent de l’enfance ou qu’ils viennent d’apparaître dans votre esprit, il est évident que ce sont eux qui vont vous motiver, de manière inconsciente, à vous réaliser pour être bien dans votre corps et dans votre esprit, ainsi qu’un but à atteindre et entre autre échapper au “métro, boulot,dodo”.
    Je connais une “grande rêveuse” qui y est toujours arrivée “tant elle y croit dur comme fer” et est un véritable exemple à suivre.
    Bravo AMANDINE, pour cet excellent article qui en explique parfaitement le mécanisme de manière très réaliste et avec une parfaite approche de “coaching”. D’ailleurs, nos plus grands champions, quel que soit leur sport ont généralement les meilleurs coaches dans leur discipline et qui provoquent chez eux “cette petite étincelle” pour atteindre certainement leur “rêve d’enfance” !

  • Gaëlle

    Après avoir voulu être maîtresse d’école, j’ai passé mon adolescence à rêver d’être écrivain. Puis, comme être écrivain n’est pas une carrière, j’ai fait ce que l’on attendait de moi. Et un jour se rêve m’a réveillé pour m’éviter de sombrer dans ce boulot, dodo que je ne supportais plus. Je pense que grâce à cette passion j’ai tenu 8 ans de plus. Alors oui, il faut s’accrocher de toutes ses forces à nos passions et si vous n’en trouver pas, rappelez-vous de ce qui vous fait vibrer.
    Merci Amandine pour ce très bel article, je crois que je vais recommencer à rêver grâce à toi.

  • Dédé

    Quand j’étais petite, mon rêve était d’être écrivaine et de parcourir le monde à la recherche de trésors historiques (à la Sydney Fox L’Aventurière et Indiana Jones). Aujourd’hui mes passions ? L’écriture et le voyage ! xD

  • Christophe

    Salut Amandine,
    Merci pour ce fabuleux article, il m’a ramener en enfance, et m’a fait découvrir, l’un de mes rêves d’enfance que j’avais complètement oublier (surtout que j’avais enterré, en me disant que ce n’était simplement pas possible) et en appronfondissant le pourquoi je rêvais à cela plus petit, cela m’a fait penser à ce que j’aimerais devenir aujourd’hui. Merci beaucoup d’avoir illuminé ma journée.
    Christophe

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