Métro, boulot, dodo
Triompher des difficultés

Métro, boulot, dodo 0 – 1 Ma vie

Le métro, boulot, dodo, cette vie morne et sans saveur

Nous connaissons tous cette expression. “Métro, boulot, dodo.” Pour moi, elle a toujours existé et a toujours eu une connotation particulièrement répulsive. Mais, pourquoi ? Quelle est son origine exacte et qu’implique-t-elle dans nos vies ?

Origine de l’expression

Saviez-vous que cette expression était tirée d’un poème publié en 1951 ? Ce poème, écrit par Pierre Béarn, est tiré du recueil Couleurs d’usine. Ce recueil traite du sujet de l’industrialisation grandissante et de l’implication sur nos vies de tous les jours.

Ce fait, en lui-même, est intéressant. Mais l’histoire de cette petite expression devenue tellement banale dans nos vies ne s’arrête pas là.

En effet, sa popularisation est liée à un célèbre mois : celui de mai 68. “Métro, boulot, dodo” a été l’une des phrases grandement utilisées lors des événements qui se sont déroulés en 1968.

Ensuite, il y a eu cet effet boule de neige qui arrive parfois. C’est assez flagrant si on regarde la discographie associée. Dès 1970, Eddy Mitchel chante Dodo métro boulot dodo. Plus récemment, on trouve plusieurs morceaux titré Métro, boulot, dodo. Pour n’en citer que quelques-uns, Sens Unik a sorti son morceau en 2010, Los Tres Puntos en 2017, Chilla en 2017 également et Genoux Vener sorti il y a un peu plus d’un mois (que j’aime beaucoup). Et je ne parle même pas des vidéos humoristiques peuplant YouTube (comme celle bien connue de Aurélien Lehmann) ou des films et séries produites.

Donc oui, pour moi, cette expression a toujours existé. Mais ce n’est pas le cas de mes parents et encore moins de mes grands-parents. Remis dans cette échelle de temps, je trouve que ça fait réfléchir.

Après tout, pourquoi cette expression est-elle devenue si commune et tristement populaire en quelques dizaines d’années ?

Signification de l’expression

Malgré notre connaissance instinctive du “métro, boulot, dodo”, avons-nous déjà pris la peine d’analyser la signification profonde de cette expression ?

Effectivement, il ne faut pas être un génie pour comprendre l’idée derrière ces trois mots.

  1. Prendre le métro (ou tout autre moyen de transport), si possible en ayant couru.
  2. Travailler durant une journée bien trop longue.
  3. S’effondrer épuisé pour dormir dès notre seuil franchi.

Mais allons creuser un peu. Que nous dit l’internaute par exemple ? (Parce que le Larousse a décidé que ça n’existait pas.)

Quotidien routinier, sans surprise, sans loisir.

Cette définition est telle qu’elle est décrite : sans surprise! Allons donc voir autre part. Si on remet l’expression dans le contexte de son origine, qu’est-ce que ça donne ?

Au déboulé garçon pointe ton numéro
Pour gagner ainsi le salaire
D’un morne jour utilitaire
Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro

Couleurs d’usine, 1951

Ces vers sont tristement explicites. L’idée est donc de pointer, de faire ses heures, sans joie, pour obtenir son salaire et, finalement, recommencer de zéro le lendemain.

Je pense que l’on peut donc, sans trop se tromper, résumer l’expression en ces termes :

Il s’agit d’un mode de vie centré sur un travail alimentaire épuisant, contraignant et/ou inintéressant en attendant la retraite et/ou la mort.

Métro, boulot, dodo : Mode de vie centré sur un travail alimentaire épuisant, contraignant et/ou inintéressant en attendant la retraite et/ou la mort.

Pourquoi vouloir s’échapper du métro, boulot, dodo ?

Ma définition, certainement un peu provocatrice, répond déjà en partie à cette question. Mais enfonçons d’abord les portes ouvertes pour mieux rentrer dans les détails ensuite.

Perte de sens, démotivation et doutes

Lorsqu’on est dans ce cercle incessant du métro, boulot, dodo, on finit par perdre le sens de nos actes. Nous ne savons plus pourquoi nous nous levons. Nous avons oublié pourquoi nous avons choisi ce travail. Nous n’avons plus le moindre souvenir d’une motivation à bien faire nos tâches quotidiennes.

Outre le fait évident que la qualité de notre travail s’en ressent et que notre productivité en prend un coup, cette perte de sens et cette démotivation peuvent également impacter vos relations au bureau. Autant dire que, dans ce cas-là, tous les voyants sont au rouge et le cercle infernal est reparti pour un tour.

Évidemment, la façon dont vous passez votre journée impactera vos émotions, que vous ramènerez par la suite chez vous, étendant ainsi la zone d’influence de votre morne routine.

Mais ce n’est pas tout. Si l’on reste dans le cadre de l’environnement de travail, il se peut que vous doutiez de plus en plus de vos compétences. Lorsqu’on n’est pas motivé par ce que l’on doit faire, nous ne brillons pas par nos idées, nos innovations, notre pro-activité ou encore notre réflexion. Dans ces cas-là, nous nous contentons souvent de faire ce qu’il nous est demandé.

En résumé, non seulement nous agissons avec des pieds de plomb, mais en plus notre confiance en nous en prend un coup. Magnifique. Mais ce n’est pas tout.

Impact sur la santé

En effet, il peut y avoir des conséquences importantes sur notre santé en dehors des signes évidents du quotidien.

Dans un premier temps, les effets physiologiques peuvent paraître bénin. Tout le monde connaît du stress et de la fatigue. Par contre, lorsque l’anxiété et les troubles de la mémoire apparaissent, on commence souvent à se poser des questions. Effectivement, à haute dose et durant une longue période, stress et fatigue font un cocktail détonnant sur notre corps et notre cerveau.

Plus besoin de le rappeler, si nous n’évacuons pas régulièrement le cortisol (l’hormone produite lors de périodes de stress), il devient compliqué de l’éliminer. Évidemment, cette hormone est utile lors de stress ponctuel mais l’organisme n’est pas fait pour la garder longtemps.

Les conséquences sont donc multiples. On retrouve, entre autres, des problèmes de glycémie, de cicatrisation, d’ostéoporose ou encore de maladies cardio-vasculaires. Et c’est sans compter sur le fait que le système immunitaire en prend un coup. Donc bonjour petits virus, bactéries et autre joyeuseté!

Résumé

En quelques mots, le rythme du métro, boulot, dodo qui nous fait perdre le sens de nos actions a pour conséquence de bousiller notre santé et de passer à côté de notre vie en attendant la mort.

Histoire personnelle

Évidemment, je ne vous apprends pas grand chose. Nous connaissons tous plus ou moins ces conséquences. Mais ce n’est pas pour autant que l’on voit des échappatoires. Ou que l’on a le courage suffisant pour surmonter ses peurs et agir.

Nous avons tous notre histoire personnelle avec le métro, boulot, dodo. Laissez-moi vous raconter la mienne.

Le métro, boulot, dodo ? Très peu pour moi!

Quand j’étais petite et qu’on me posait, comme à tous les enfants, la question “Que veux-tu faire plus tard ?“, j’étais incapable de répondre. En effet, ayant toujours été rêveuse mais rationnelle, les seules choses que je voulais faire étaient des choses “impossibles”. Alors je ne les disais pas.

Bien sur, je savais que si je parlais de “faire le tour du monde en bateau”, d’être “chanteuse” ou d’aller aux “jeux olympiques”, on rirait. Gentiment, parce que j’étais une enfant. On est toujours gentil avec les enfants. Mais j’ai très tôt développé cet “esprit d’adulte” qui pense que les rêves se limitent à ça : des rêves.

Pourtant, déjà à ce moment-là, je savais ce dont je ne voulais absolument pas : le métro, boulot, dodo que mon père subissait tous les jours. J’avais le contre-exemple parfait de la vie que je voulais mener. Donc qu’ai-je fait ?

Rien.

Ah. Si, tout compte fait…

Ou plutôt, si, j’ai fait quelque chose. J’ai fait la seule chose que la société, que les gens autour de moi attendaient. Bien sûr, je n’y ai jamais été forcée. Mais, évidemment, avec un cerveau comme le mien, je pouvais obtenir un bon job en faisant de longues études. Alors de longues études, j’ai fait.

Résultat ? Pendant mon doctorat, essayant de lutter contre ce métro, boulot, dodo en chargeant mon horaire largement plus que de raison, j’ai été à un stade plus avancé que mon contre-exemple parfait. J’ai fait un burn-out.

Je caricature un peu. Un burn-out n’est jamais dû à un seul facteur et, autant être honnête, je m’y suis mise toute seule. Mais la vérité, c’est que je me suis mise cette pression, ces responsabilités, ces horaires, pour rentrer dans une case tout en essayant de garder un pied un orteil lié à mes rêves et mes aspirations.

M’en sortir

À l’heure où j’écris ces lignes, je suis tout-à-fait consciente de tout ce qui n’allait pas et de la nouvelle direction que j’ai envie de prendre. Mais je suis toujours en rémission. Et je suis toujours en doctorat. Parce que j’ai envie de pouvoir tourner la page sereinement. Parce que ça va me demander moins d’un an. Parce que, comme tout le monde, j’ai peur du changement et de l’inconnu.

Pourtant, je sais que je me suis déjà engagée dans cette voie pour sortir du métro, boulot, dodo. Même si je ne suis pas guérie de mon burn-out, je vais beaucoup mieux. Alors, j’ai envie de partager avec vous ce que j’ai appris. Comment en sortir. Comment s’en sortir.

Nous avons tous des rêves, même si nous avons tendance à les oublier et à les enterrer pour éviter la comparaison avec nos vies actuelles.

Moi, mon rêve, c’est de pouvoir créer, tous les jours. Mon rêve, c’est de pouvoir gagner ma vie sans être liée à un endroit géographique. Mon rêve, c’est de pouvoir rencontrer et aider des personnes à aller mieux, à avancer dans la direction qui leur convient.

Alors, j’ai décidé de me sortir du métro, boulot, dodo et de me diriger sur cette voie.

Les premières étapes ont d’abord consisté à libérer mon esprit puis à le reconnecter à mon corps. Ca a l’air bête dit comme ça, mais je vous assure que ces étapes ont été particulièrement longues et difficiles… Et que je dois de temps en temps me rappeler à l’ordre.

Les prochaines étapes seront donc d’arriver au bout de ce chapitre de ma vie et de construire en parallèle les fondations du prochain chapitre.

Intérieur bus

Comment sortir du métro, boulot, dodo ?

Je ne vais pas vous mentir, le chemin est souvent long. C’est un voyage personnel qui est différent d’une personne à l’autre. Ca dépend de notre point de départ, de la destination où nous voulons aller et de l’énergie que nous avons pour avancer.

Voyage

Chaque voyage est unique. Mais il y a des points communs et ce sont ces points communs que je vais aborder dans les futurs articles. Je donnerai des pistes pour les adapter à nos situations personnelles. J’essaierai de vous fournir méthode et motivation. Mais ce sera à vous de faire chaque pas.

Heureusement, nous sommes tellement nombreux sur ce chemin que nous ne sommes jamais vraiment livrés à nous-même. Il y a toujours moyen d’être accompagné. Que vous ayez besoin d’idées, de soutient ou de conseils, il existe des groupes, associations et coachs pour vous aider. Moi-même, j’ai décidé de devenir coach. Je vous partagerai certainement mes premier pas sur cette voie dans les mois à venir.

Ensemble sur le début du chemin

En attendant, si vous voulez, je vous propose de faire le début du chemin ensemble. J’ai créé un parcourt de 7 étapes. Sept petites actions à réaliser pour commencer à ressortir la tête hors de l’eau.

Ce parcourt, c’est celui que j’aurais aimé avoir au début de mon propre voyage. À la place d’errer comme un coq sans tête à la recherche d’une lueur d’espoir, ces petits trucs peuvent vous aider à reprendre une bouffée d’air au milieu d’une routine infernale.

Je l’ai imaginé à l’image de la seule méthode qui fonctionne sur le long terme selon moi : des petits pas. Ils sont accessibles à tous, quelle que soit votre situation familiale, vos horaires de travail ou votre rythme de vie de façon générale.

7 jours pour rompre le cycle infernal du métro, boulot, dodo

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Ce n’est pas une fatalité

Ce n’est pas parce que nous vivons une vie qui ne nous convient pas à l’heure actuelle qu’il s’agit d’une fatalité. Mais ce n’est pas pour autant que le chemin sera facile. La vie est faite de hauts et de bas.

J’espère que vous vivrez plus de hauts que de bas mais, dans tous les cas, rappelez-vous que nous ne pouvons pas tout faire tout seul. Nous ne sommes pas des super héros. Nous sommes tous humain, avec nos forces et nos faiblesses.

Donc, si vous ressentez la pression de cette vie de métro, boulot, dodo, n’hésitez pas à en parler à quelqu’un. Cette ou ces personnes peuvent être des amis, de la famille, un coach, un collègue, votre patron, un médecin,… Les solutions existent mais elles sont difficilement accessibles lorsqu’on reste isolé dans son coin. N’ayez pas peur de demander de l’aide. (Si ça peut vous aider, je me sers souvent des 7 étapes pour surmonter ses peurs.)

Et si vous avez besoin d’un petit coup de pouce, n’hésitez pas à me contacter. Je suis également là pour vous.

Je vous dis donc à bientôt pour qu’ensemble, nous puissions rêver, voyager et être nous-même.

Amandine

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