optimisme des enfants
Croire en soi

L’optimisme pour croire en soi

L’optimisme n’est pas un état d’esprit inné. D’ailleurs, l’optimiste cultive les pensées positives activement, même à son insu. Mais si nous n’avons jamais appris à le faire, pas de panique! Le pessimisme n’est pas une fatalité! Dans cet article, j’explique comment le pessimiste peut devenir optimiste et même commencer à croire en lui.

Qu’est-ce que l’optimisme ?

Lorsqu’on parle d’optimisme, nous avons souvent tendance à associer cette idée à un sentiment positif mais, parfois, un peu naïf. Après tout, comme le dit l’expression bien connue, l’optimisme c’est voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Cette opposition sous-entend presque que l’optimiste ne verra que les bons côtés d’une situation alors que le pessimiste, lui, n’en verra que les côtés négatifs.

Vous commencez à me connaître, les discours polarisés, ce n’est pas moi. Pour moi, la vie ne correspond jamais à un choix uniforme avec une ligne bien tracée séparant deux concepts. Donc, tout comme la majorité des choses dans la vie, l’optimisme est rempli de subtilité.

Mais pour commencer sur une bonne base, allons voir les définitions du Robert (oui, je suis beaucoup dans les définitions en ce moment).

Optimisme : définition

  1. Tournure d’esprit qui dispose à prendre les choses du bon côté, en négligeant leurs aspects fâcheux.
  2. Sentiment de confiance dans l’issue d’une situation.

L’optimisme est donc, avant tout, lié aux pensées mais, également, aux émotions. Et comme les deux sont liés et dans une sorte de boucle sans fin, l’optimisme a un pouvoir sur les deux. Logique mais tout de même intéressant. L’optimisme, c’est avoir un sentiment de confiance.

Un autre aspect mis en lumière par la première définition est que, certes, l’optimiste voit le verre à moitié plein MAIS c’est parce qu’il décide de ne pas faire attention à la partie du verre qui est vide. Ce n’est pas qu’il ignore son existence. Il fait un choix conscient.

Femme souriante
Nous pouvons choisir nos pensées comme nous pouvons choisir notre sourire 🙂 (photo prise à Cambridge)

Finalement, la deuxième définition met en avant un élément important. La portée de l’optimisme va sur un événement futur, sur quelque chose qui ne s’est pas encore produit.

Donc, en quelques mots, l’optimiste choisit de ne pas faire attention aux aspects négatifs pour se concentrer sur les positifs et, ainsi, gagner en confiance sur un événement futur qui pourrait arriver.

Pourquoi vouloir être optimiste ?

La définition donne déjà des raisons positives à vouloir être optimiste. Le fait d’être confiant, c’est tout-de-même un sentiment très appréciable! En plus, étant donné que c’est un choix conscient, c’est à la portée de tout le monde, y compris de la personne qui se considère naturellement pessimiste.

Mais allons plus loin dans la réflexion. Quelles sont les conséquences réelles de l’optimisme dans notre vie ?

L’optimisme face à l’échec

Pour commencer, arrachons le pansement tout de suite. Nous avons tous fait des erreurs, nous avons tous connu des échecs. Qu’ils soient perçus ainsi par les autres ou seulement par nous, ces chutes que nous avons faites font partie de ces choses qui minent notre confiance en nous. Pourtant, il n’y a rien de plus normal que de se tromper de temps en temps. Lorsque nous avançons sur le chemin de la vie, nous apprenons également beaucoup de chose. Personne n’apprend quoi que ce soit sans faire de faute. Et c’est là que l’optimisme rentre en jeux.

En effet, là où le pessimiste ne verra que l’échec et y enfoncera sa confiance en lui, l’optimiste verra cette erreur comme une opportunité pour apprendre et mieux faire la prochaine fois. Parce qu’il y a toujours une prochaine fois. Et vu que nous savons que nous ferrons mieux la prochaine fois. Nous croyons en nous, en notre capacité à surmonter la difficulté la prochaine fois qu’elle se présentera à nous.

Est-ce que vous voyez la conséquence qui en découle ?

La motivation et les objectifs

Lorsque nous sommes optimiste, nous avons plus facile de trouver la motivation pour réaliser ce que nous voulons. Évidemment! Si nous sommes capable de voir que le chemin qui mène à notre objectif ne peut que nous amener des opportunités à nous améliorer et que, au bout du compte, nous finirons par avoir appris suffisamment pour ne pas avoir d’autre choix que d’atteindre cet objectif, pourquoi ne pas y aller ?

Bon, évidemment, pour ça, l’optimiste doit faire preuve de clairvoyance et se fixer des objectifs réalisables. Je parle souvent de rêve à suivre, que rien n’est trop grand, et je maintiens ma position. Mais les objectifs sont les étapes. Les marches à monter. Une marche ne fait pas un kilomètre de haut. Elle fait quelques dizaines de centimètres. Vous voyez l’idée ?

Il faut donc être un minimum honnête avec soi-même. Et si l’objectif à atteindre est atteint trop facilement, c’est souvent que l’on s’est sous-estimé… Mais tout ça, c’est un autre sujet! Revenons à l’optimisme!

Le cercle vertueux

Être optimiste a des tas de conséquences bénéfiques étant donné que ça amplifie des émotions positives. Ca impacte notre vision de nous, de ce que nous pouvons faire mais, aussi, la vision des autres, du monde qui nous entoure. Le positif entraîne le positif, c’est un cercle vertueux. Une personne positive et optimiste sera d’autant plus magnétique avec son entourage mais aussi avec les opportunités qui s’offriront à elle. Elle sera également plus détendue, ce qui aura un effet sur sa santé. Elle se sentira mieux dans sa peau et dans sa vie.

Bref, du positif de plus en plus gros.

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Comment passer du pessimisme à l’optimisme ?

Merci de poser la question, j’allais y venir!

Il existe plusieurs techniques qui seront plus ou moins efficaces selon votre personnalité et selon votre façon de vivre. Je n’en aborde ici que quelques-unes car elles mériteraient une formation complète!

Avertissement

Avant de rentrer dans les détails, je tiens à préciser que oui, c’est possible. Comme expliqué dans la définition, c’est un choix conscient. Cependant, si vous êtes profondément pessimiste depuis des années et que vous vous répétez ça depuis autant de temps, vous vous êtes identifié à ce trait de caractère. C’est évidemment possible de changer ça si vous le voulez. Mais je ne vais pas vous donner de recette miracle. Ce sera un processus qui demandera probablement du temps et des efforts conscients.

C’est comme le fait de changer une habitude bien ancrée. C’est difficile. Et je sais de quoi je parle : ayant grandi avec des parents assez pessimiste, je pensais que c’était la seule façon de voir la vie… Jusqu’à ce que je réalise que mes grand-parents maternels étaient de profonds optimistes.

Ne vous méprenez pas, je n’ai jamais entendu une autre personne que ma grand-mère se plaindre autant du temps! Mais si quelque chose la touchait personnellement, elle voyait toujours la façon dont ça pourrait s’améliorer.

À l’heure actuelle, je peux dire que je suis “naturellement” optimiste la majorité du temps (comme je le disais, rien n’est jamais à 100% dans la vie). Mais ça a été un travail constant pendant plusieurs années. De plus en plus facile au fil des années, évidemment, mais un choix conscient pour améliorer ma vie… que je ne regrette absolument pas!

Bref, maintenant que vous savez que c’est possible, un pas à la fois, peu importe d’où vous partez, passons à ces techniques.

Distanciation

La première chose à faire, je pense, c’est d’abord d’avoir conscience de ses pensées pessimistes. Chacun a une façon propre de détecter ces pensées négatives. Ca peut être se concentrer d’abord sur un sujet pour analyser la façon dont on y réfléchit ou réfléchir consciemment à un problème.

En parlant de problème, si je devais citer une sommité dans le domaine :

Le problème n’est pas le problème. Le problème est ton attitude face au problème.

Jack Sparrow

Bon. Ce n’est peut-être pas sérieux, mais ça fait quand même écho à une source que personne ne questionne :

Un problème sans solution est un problème mal posé.

Albert Einstein

Bref, revenons à la distanciation.

Cette technique est un tour de l’esprit. L’idée est d’observer ses pensées avec un œil extérieur. Imaginez un observateur, une personne optimiste par exemple, qui regarderait (ou écouterait ou le verbe qui convient à votre façon de penser) vos pensées. Cette personne extérieure peut alors donner son avis sur le type de pensée qu’elle voit et ce qu’elle penserait à la place.

Une fois cette idée de “quoi penser à la place”, l’idée est d’essayer de l’intégrer comme étant notre propre pensée et agir de façon à être en accord avec celle-ci.

Ca peut paraître perché, mais ça vaut le coup d’au moins essayer, non ? 🙂

Analyse de ses schémas internes

Les schémas internes est un sujet très vaste sur lequel je ne vais pas m’étendre pour plusieurs raisons. Déjà, ça mériterait presque un blog entier sur le sujet, je ne peux qu’effleurer la surface ici. Ensuite, il en existe une multitude et je ne peux pas tout aborder ici non plus. Et enfin, je suis moi-même en train d’approfondir le sujet. Je l’aborderai donc peut-être plus en détail dans le futur si je pense que ça peut vous aider (ou si vous me le demandez, évidemment).

Mais pour rester dans le concret que vous pourriez déjà utiliser pour passer du pessimisme de la force au coté optimiste de la force (oui, je continue avec mes références cinématographiques), vous pouvez essayer d’identifier un exemple réel où vous savez que vous avez été pessimiste. Que s’est-il passé à ce moment-là exactement ? Quel a été l’élément déclencheur ? Qu’avez-vous pensez ? Qu’avez-vous fait ensuite ?

Librairie hantée
C’est comme chercher nos fantômes dans une librairie hantée! (On trouve de tout à Cambridge!)

L’idée est de refaire cet exercice pour plusieurs exemples concret que vous avez vécu, soit sur le même thème soit sur des différents et voir s’il y a un modèle, une succession d’action-pensée-action qui revient. Si c’est le cas, le “jeu” est alors d’essayer de trouver une pensée ou une action qui viendrait casser ce schéma pour que la force soit avec vous. (OK, j’arrête.)

Une fois que vous avez une idée de ce qui pourrait remplacer un élément de votre schéma par quelque chose qui vous convient mieux, l’idée est de trouver comment détecter que vous êtes rentré dedans la prochaine fois que ça vous arrivera… Pour mettre en place ce nouvel élément.

Je ne sais pas si j’ai été très claire. Ce type d’action est plus simple lorsqu’on est accompagné (thérapeute, coach,…).

Langage positif

Je suis certaine que vous avez déjà entendu parler du langage positif. Le principe est d’éviter toute tournure de phrase négative pour les rendre positive et, ainsi, influencer votre façon de penser.

Vous pouvez essayer si vous en avez envie, évidemment, mais je pense qu’il s’agit d’un énorme effort à faire et qu’on peut concentrer ce principe sur des phrases précises qui vous aideront déjà à avancer énormément vers la voie de l’optimisme!

Qu’est-ce que je veux dire, concrètement ?

Hé bien, en ciblant ses efforts de façon spécifique, il y a plus de chance de parvenir à changer son état d’esprit (ou tout autre chose sur laquelle on travaille d’ailleurs). Par exemple :

  • Je suis nul(le) pour…

Je dis non! Personne n’est nul pour quoi que ce soit. Il se peut que vous vous racontiez ça depuis des années et donc que vous vous confortez dans cette idée à chaque fois qu’un événement va dans ce sens. (Je sais de quoi je parle…)

Donc, la prochaine fois que vous vous dites “Je suis nul(le) pour…”, j’aimerais que vous reformuliez en

  • Je n’y arrive pas bien pour le moment mais je peux m’améliorer.

Bon, évidemment, si vous reformulez, il faut que vous y croyiez. Donc essayez vraiment de vous améliorer. 😉 Un petit pas à la fois! Au bout d’un moment, vous finirez par voir une différence, c’est certain.

Un autre exemple typique :

  • Ca ne va pas aller.

Vous savez prédire l’avenir maintenant ? Si oui, contactez moi sur le champ, j’ai des questions! Et si non, essayez plutôt cette formulation :

  • Je ne suis pas certain(e) du résultat / de l’issue de cette situation mais je vais faire tout ce que je peux pour que tout se passe bien.

Vous voyez l’idée ?

Trouvez des phrases négatives que vous répétez souvent et essayez de trouver une autre formulation qui prend en compte votre croyance actuelle mais vous pousse à agir pour éviter cette situation défaitiste.

Un premier pas vers l’optimisme

C’est bien beau tout ça Amandine!, me direz-vous, Mais, concrètement, quelle est la première chose que je peux faire pour devenir optimiste ?

Déjà, il faut que votre première action vous parle et s’intègre bien dans votre vie actuelle.

Une petite chose facile à mettre en place c’est de revenir sur du concret. Le pessimisme porte souvent sur un événement futur impalpable. Notez donc sur une feuille votre problème suivi de cette question :

Que puis-je faire à mon niveau pour éviter cette situation ?

Et notez des actions concrètes que vous pouvez mettre en place. Par exemple :

Problème :

Je n’ai aucune chance de trouver un job dans lequel je me sente bien.

Question :

Vraiment ? Que puis-je faire à mon niveau pour éviter cette situation et trouver un job dans lequel je me sente bien ?

Réponses :

  • Trouver ce qui m’intéresse.
  • Compiler les compétences que je possède (sans me limiter à mon domaine d’expertise et en incluant mes hobbys / expériences de la vie de tous les jours).
  • Voir s’il existe des jobs dans les domaines qui m’intéressent (c’est sûr).
  • Définir plusieurs possibilités pour passer de ma situation actuelle à la situation que je veux atteindre.

Bien évidemment, si vous avez besoin d’inspiration pour ce type de problème, je vous invite à aller explorer les sections du site qui vous aident à identifier vos rêves et à triompher de vos difficultés qui se mettront sur votre chemin pour les atteindre.

Et si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter!

D’ici là, dites-moi… Quel est votre premier pas sur la voie de l’optimisme ?

À bientôt pour encore rêver, voyager et être soi-même!

Amandine

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12 commentaires

  • Cédric

    Étant un optimiste maladif j’adore cet article!
    On m’a souvent pris pour un béat…comme si l optimisme vu de la planète d’en face n’en serait pas moins conscient des réalités parfois dures

    Pour moi l optimisme est au contraire un ultra conscient des problèmes, a tel point qu’il regarde même les solutions,

  • Dédé

    On m’a beaucoup dit que j’étais une éternelle optimiste et je ne m’étais jamais posé la question de savoir si c’est conscient ou pas… Pourtant maintenant que j’y pense, quand ça allait mal l’année dernière et que je commençais à remonter la pente, j’ai beaucoup pensé des choses comme “Encore une journée où rien ne va… Non ! En fait il fait beau, il n’y a pas “rien” qui va ! Allez, une ballade, go !” donc finalement… si, ça a été un effort conscient de redevenir optimiste ! Et maintenant c’est de nouveau un reflexe 😀 J’ai une amie qui m’a dit un jour que le fait d’être optimiste attire naturellement les opportunités et les choses positives, j’y pense aussi souvent !

  • Gaëlle

    Enfin un article qui traite de l’optimisme sans traiter ceux qui la pratique de doux rêveur. C’est difficle de rester toujours positif en vieillissant, le quotidien usant et l’entourage peu valorisant (sans le vouloir), il faut un mental que je n’ai pas toujours eu. J’y travaille depuis quelques années pour le rendre de nouveau naturel ! Merci Amandine ! 😃

  • eric

    Qu’est-ce ton article fait du bien et est tellement approprié dans ce contexte ‘compliqué’

    Le positivisme et le bonheur seront la monnaie des années a venir … selon moi 😉

    Merci pour ton partage et au plaisir de lire tes prochaines publications.

  • Christophe

    Salut Amandine,
    Très bel article, et pour moi il est plein de vérité. J’étais des personnes qui voient le verre à moitié vide, un véritable pessimiste (Comme toi, cela viens beaucoup de mes parents aussi). Je ne dis pas que je suis guéri, mais j’y travaille tous les jours, et effectivement je vois que cela fait une différence autour de moi, les personnes qui me cotoient tous les jours, je les sens beaucoup moins tendues. En tout les cas continue tes articles, il font BEAUCOUP de bien. Merci Amandine et bonne continuation.
    Christophe

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